Europe (hors France)
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Avis d'expert
- Virginie Boillet

Dans un document du Comité interministériel pour la modernisation de l'action publique (CIMAP), le gouvernement a réaffirmé le principe de gratuité des données publiques. Dans un contexte de réduction du budget de l’Etat et de recherche de gains par les organismes publics, on a pu croire que la gratuité des données publiques serait remise en cause.

En octobre 2012,  un article des Echos titrait « Open Data : l’Etat cherche à monétiser les données publiques ». Mais déjà, le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi, paru début novembre 2012, faisait état, dans la Décision n°34 du Levier 8 (Assurer une action publique exemplaire et des réformes structurelles au service de la compétitivité) que « Les données publiques (seraient) rendues accessibles gratuitement depuis le site data.gouv.fr… ». Le data.gouv.fr concerne surtout les ministères et rien n’interdit, aux collectivités territoriales, de rendre leurs données payantes. Mais cela est peu probable dans la mesure où cela ne fait pas partie de la stratégie des collectivités.

Dans tous les cas, augmenter les tarifs ou rendre payantes des données publiques initialement gratuites serait une mauvaise idée dans la mesure où toutes les études (POPSIS de Deloitte, Etla…) montrent qu’une baisse des tarifs de réutilisation des données publiques entraîne une augmentation des réutilisations. L’étude POPSIS montre même que, dans certains cas, lorsque l’acteur public a décidé de baisser à un coût marginal ou proche de zéro les coûts de réutilisation, le nombre de réutilisateurs a augmenté entre 1000 et 10000%. Baisser les coûts de réutilisation attire notamment les PME réutilisatrices. Quant à la demande, elle a explosé de + 7000%. Lorsque les prix ont seulement été baissés, les revenus de l’acteur public sont restés stables ou ont même augmenté. Les bénéfices potentiels d'une baisse de tarification sur la réutilisation des données publiques peuvent être élevés, tandis qu’en même temps, les coûts potentiels d’une baisse des tarifs semblent être faibles.


En France, le prix des licences payantes suit une tendance à la baisse voire devient proche de zéro, en tout cas, pour les réutilisations non-commerciales. Ainsi, l’Inpi a adopté une politique de diffusion gratuite de l’information brevet dès 2007, avec le lancement du service fr.espacenet.com, qui contient plus de 4 millions de demandes de brevets français, européens et internationaux. Depuis avril 2009, l’ensemble des données liées à la propriété industrielle est disponible en accès libre et gratuit. Quant au cadastre français vendu par la DGFip, il a réduit en 2011 les prix des licences de réutilisation de 97%. Le cadastre numérisé peut être consulté gratuitement sur le site www.cadastre.gouv.fr depuis octobre 2008.  Autre exemple : l’IGN a rendu le RGE (Référentiel à Grande Echelle) gratuit pour les collectivités territoriales en 2011.

Source : serdaLAB Etude Open data 2012

- Virginie Boillet

Dans un communiqué de presse daté du 05 décembre 2012, Bruxelles annonce débuter un chantier pour adapter le droit d’auteur à l’économie numérique. Internet permet de nouvelles manières de créer, partager et distribuer les œuvres littéraires, musicales, audiovisuelles… L’objectif est que le droit d’auteur reste adapté à sa finalité première dans ce nouveau contexte.

La finalité est d’offrir une offre légale plus large, de favoriser la diversité culturelle et de lutter plus efficacement contre le piratage. La Commission signale que des progrès ont été accomplis dans la mise en œuvre de la stratégie en matière de droits de propriété intellectuelle, lancée en mai 2011. Cependant il reste une série de problèmes à gérer pour obtenir un véritable marché unique dans ce domaine.

Deux pistes d’action vont être suivies :
- Un dialogue structuré entre les différentes parties intéressées sera lancé au début de l’année 2013 pour travailler sur  la portabilité transfrontière des contenus, les contenus créés par les utilisateurs, l’utilisation d’instruments de fouille de données et de textes, le prélèvement de redevances pour copie privé, l’accès aux œuvres audiovisuelles et le patrimoine culturel. Ce processus n’exclut pas, au final, une réforme législative.
- Concernant les problèmes à moyen terme, ils feront l’objet de décisions en 2014. Une série d’études et d’analyses d’impact, ainsi qu’un travail de rédaction législative seront réalisés afin de voir, en 2014, l’opportunité de réaliser une réforme législative.

 

 

Tendance
- Thibaut Stephan

En matière de distribution, les acteurs du marché des livres électroniques souhaitent s’inspirer du modèle économique adopté par Spotify et Netflix, à savoir un abonnement mensuel donnant accès à une vaste gamme de produits.

Tendance
- Thibaut Stephan

Le projet MesInfos a été créé par la Fing (Fondation Internet Nouvelle Génération) afin que les données personnelles détenues par les organisations soient restituées aux utilisateurs. Après une phase exploratoire en 2012, une expérimentation va être lancée en 2013, fédérant des entreprises et organismes publics, des consommateurs et des développeurs.

Il s’agit finalement de rééquilibrer les relations qu’entretiennent actuellement les entreprises et les consommateurs, à l’image du projet MiData au Royaume-Uni.  Ce dernier vise à permettre aux consommateurs de réutiliser leurs propres données générées par leurs contrats divers (électricité, banque), leurs transactions sur internet et autres programmes de fidélité, jusqu’alors inaccessibles. Cette initiative du gouvernement britannique se résume à l’acronyme TACT :

- Transparence : inventaire des données personnelles détenues par les entreprises ;

- Accès : développement d’outils en faveur de l’accès aux données par les consommateurs ;

- Contrôle : possibilité de modification des données par les consommateurs ;

- Transfert : possibilité de récupération et d’exploitation des données par les consommateurs.

Et le projet va même plus loin puisqu’il prévoit la définition par le client de conditions générales de réutilisations des données fournies. Une innovation qui permettrait aux particuliers de mieux contrôler la réutilisation de leurs informations personnelles. Dans le cadre de ce projet, le gouvernement britannique collabore avec des associations de consommateurs et des entreprises de tous horizons comme Mastercard, Google ou encore EDF Energy. Une consultation a été menée entre juillet et septembre 2012 dans le but de donner une ligne directrice au projet MiData.

Aux Etats-Unis, des initiatives sectorielles sont à noter, à l’image des projets Blue Button pour la santé et Green Button  pour l’énergie.

Reste à savoir si les entreprises vont accepter de redonner le « pouvoir » à leurs clients qui pourront alors mieux gérer leur budget, comparer leurs factures avec d’autres consommateurs ou encore chercher une offre mieux adaptée à leur consommation. Signalons à ce propos le projet Refact, qui analyse votre facture téléphonique puis en édite une nouvelle sous la forme d’une infographie vous donnant les véritables clés de votre consommation.

La phase d’expérimentation du projet MesInfos fédèrera une dizaine de grandes organisations (tous secteurs confondus), environ 300 consommateurs qui pourront accéder à leurs données personnelles ainsi que des développeurs chargés de concevoir de nouvelles applications à partir des données personnelles progressivement collectées par les différentes organisations.

Les enjeux de l’exploitation des données personnelles sont analysés dans notre dernière étude "Open Data en France : acteurs, projets et tendances".

 

Source : Internet actu

Tendance
- Thibaut Stephan

IDC publie une nouvelle étude sur l’évolution du document imprimé sur le plan international.

D’un point de vue global, on constate une baisse de 1% du nombre d’impressions entre 2010 (trois millions de milliards d’impressions) et 2011.

Si la diminution du recours au papier est donc plutôt faible, c’est que la réduction significative des impressions dans les pays développés (-5% entre 2010 et 2011) est compensée par la croissance enregistrée dans les pays émergents : +7,5% sur la période de référence.

Les différents marchés ne sont pas homogènes en matière d’équipements et de technologies, et le niveau de maturité sur les problématiques environnementales dites « Green IT »  diffèrent. Ainsi, dans la zone EMEA, les régions Afrique et Moyen-Orient affichent un taux de croissance des impressions de 5%.

Enfin, le TOP 3 de l’offre est composé de Xerox, Canon et surtout du leader HP qui représente 26% du volume d’impressions réalisées en 2011.

 

Source : Best practices

Tendance
- Thibaut Stephan

Ovum, cabinet d’études britannique spécialisé dans les technologies de l’information, publie les résultats d’une enquête menée auprès de 4 000 salariés sur les usages liés au BYOD.

Le BYOD (« Bring your own device ») désigne l’utilisation d’équipements personnels (téléphone, tablette, etc.) dans un contexte professionnel (plus d’informationsici).

70% des répondants affirment utiliser leur smartphone personnel dans le cadre de leur activité professionnelle. Une pratique qui comporte des risques dans la mesure où 80% des équipements personnels ne sont dotés d’aucun dispositif de sécurité propre à l’entreprise. En conséquence, les organisations s’exposent à des menaces en termes de confidentialité, de piratage et de pertes de données. Cette situation s’explique par le manque d’initiatives des services IT des entreprises qui ignorent bien souvent le concept même du BYOD ou son degré d’adoption par les salariés. Mais selon Ovum, les dirigeants se voilent la face et choisissent délibérément de ne pas prendre de mesures car ils ne réalisent pas l'ampleur du phénomène et les enjeux de ces nouveaux usagecs. Pourtant, s’il est bien maîtrisé et encadré, le BYOD peut être bénéfique car source de satisfaction et de productivité chez le salarié qui ne subira plus de décalage (technologie, simplicité, etc.) entre ses outils personnels et ceux que l'entreprise lui impose. 

Source : Best practices

 

Tendance
- Thibaut Stephan

Peter Cullen, responsable de la stratégie en matière de confidentialité chez Microsoft, ainsi que Fred Cate et Viktor Mayer-Schönberger, respectivement professeurs à l’Université de l’Indiana et à Oxford, ont publié un rapport définissant de nouveaux principes de confidentialité des données.

Tendance
- Thibaut Stephan

Une enquête menée par le cabinet Vanson Bourne pour CA Technologies alerte sur le manque de compréhension des enjeux numériques pour l’avenir des entreprises.

L’enquête est focalisée  sur le point de vue de 685 DSI internationaux, dont 80% jugent que l’immobilisme de leurs dirigeants en matière de numérique pourrait menacer la compétitivité de leur entreprise. Cette statistique grimpe même à 90% si l’on isole les DSI français.

Or, selon eux, un retard technologique pourrait causer de lourds déficits en termes de réactivité et de détection de nouvelles opportunités.

C’est dans la zone Asie-Pacifique que les DSI sont les plus critiques envers les comités de direction de leurs organisations.

On s’aperçoit par ailleurs du manque de considération dont s’estiment victimes les directeurs de systèmes d’informations. Pourtant en mesure d’identifier les tendances-clés et la valeur du numérique pour l’avenir, 55% d’entre eux ne sont pas consultés sur les questions liées aux orientations stratégiques des entreprises. La France fait partie des pays les plus concernés par ce dysfonctionnement puisque seuls 30% des DSI participent aux décisions stratégiques de leur entreprise.

S’appuyant sur les résultats de l’étude, Jean-François Pruvot, Directeur Général de CA Technologies France, pointe du doigt « le manque de culture technologiques des décideurs français : par exemple, ils ne sont que 3% à avoir mis en place aujourd’hui des services de Cloud».

Ces résultats font échos à l’enquête  de Capgemini Consulting et le MIT Center for Digital Business, selon laquelle les entreprises à la pointe en matière de numérique seraient 26% plus profitables et dégageraient 9% de revenus supplémentaires par rapport à la moyenne de leur industrie.

 

Source : outputlinks.fr

 

 

Tendance
- Thibaut Stephan

L’étude ’The Digital Advantage: How digital leaders outperform their peers in every industry’, réalisée par Capgemini Consulting et le MIT Center for Digital Business, démontre l’impact du numérique sur les perfomances des entreprises.

Menée auprès de 400 dirigeants d’entreprises internationales, cette enquête cherche à décrypter la transition numérique qui s’opère actuellement, à travers les technologies employées (mobilité, médias sociaux, analyse de données) et les nouveaux processus intégrés. Ainsi, les entreprises à la pointe en matière de numérique seraient 26% plus profitables et dégageraient 9% de revenus supplémentaires par rapport à la moyenne de leur industrie.

Les catalyseurs de cette transition numérique sont les secteurs des nouvelles technologies, la banque, et l’assurance, tandis que l’industrie pharmaceutique est le secteur le plus en retard.

 

Source : Best practices

Actu législation
- Thibaut Stephan

Le rapport d’audit lancé en mars 2012 par la CNIL pointe certains manquements concernant la vie privée du côté de Mountain View. Bilan d’une collaboration « d’un niveau moyen » selon la présidente de la CNIL.

L’ensemble des CNIL européennes réclament donc une « mise en conformité » de Google sur trois points.

- L’information aux utilisateurs concernant les données collectées et leur usage ultérieur

Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL, déplore le déficit d’informations prévu par Google, à qui il est demandé de préciser les données qui sont collectées lors des requêtes émises par les utilisateurs. Un service d’informations « à la demande » pourrait alors être créé. D’autre part, la CNIL recommande de catégoriser les données en fonction de leur niveau de sensibilité (données bancaires par exemple).

- La combinaison de données

La CNIL souhaite mettre en place une base légale afin d’encadrer l’exploitation des données issues des différents services : moteur de recherche, Google+, Google Docs, Youtube, etc. qui permettent à Google de dresser des profils extrêmement riches de leurs utilisateurs. Le système d’opt-out, qui comporte actuellement six étapes, devra être repensé pour faciliter le désengagement des utilisateurs qui le souhaitent.

- La conservation des données

Google a jusqu’ici refusé de répondre aux questions liées à la durée de conservation des données, se contentant de réaffirmer que sa politique de confidentialité respecte la loi européenne.

Google à « trois à quatre mois » pour redresser la barre. Dans le cas contraire, le géant s’exposera à des sanctions financières. Il est encore trop tôt pour évoquer plus en détail les termes de ces pénalités.

Source : Owni

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