numérisation
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Actu produit
- Thibaut Stephan

Les deux éditeurs combinent leurs offres pour commercialiser une nouvelle solution dédiée à la dématérialisation et à la gestion des factures fournisseurs.

Documind-Invoices vise à l’automatisation de l’ensemble de la chaîne de traitement des factures papier et électronique, depuis la numérisation jusqu’à l’intégration comptable.

Cette solution s’appuie sur la complémentarité de Readsoft - qui assure l’identification et capture des informations des factures - et de Novadys, qui garantit le classement et l’accessibilité des factures.

Les principaux atouts de cette nouvelle offre résident dans son caractère « global » et dans le haut degré de paramétrage du circuit de validation : montant, entité concernée, etc.

Source : Readsoft

Tendance
- Thibaut Stephan

IDC publie une nouvelle étude sur l’évolution du document imprimé sur le plan international.

D’un point de vue global, on constate une baisse de 1% du nombre d’impressions entre 2010 (trois millions de milliards d’impressions) et 2011.

Si la diminution du recours au papier est donc plutôt faible, c’est que la réduction significative des impressions dans les pays développés (-5% entre 2010 et 2011) est compensée par la croissance enregistrée dans les pays émergents : +7,5% sur la période de référence.

Les différents marchés ne sont pas homogènes en matière d’équipements et de technologies, et le niveau de maturité sur les problématiques environnementales dites « Green IT »  diffèrent. Ainsi, dans la zone EMEA, les régions Afrique et Moyen-Orient affichent un taux de croissance des impressions de 5%.

Enfin, le TOP 3 de l’offre est composé de Xerox, Canon et surtout du leader HP qui représente 26% du volume d’impressions réalisées en 2011.

 

Source : Best practices

Actu marché
- Thibaut Stephan

Reste à Google de défendre son projet face à l’action en justice lancée par The Authors Guild, l’association des auteurs.

Cinq éditeurs ont annoncé avoir trouvé un accord avec Google concernant l’intégration d’ouvrages issus de leurs collections au sein de Google Books, une décision qui met fin à sept années de litige concernant des infractions aux droits d’auteur. Google avait jusqu’ici mené de front deux guerres : celle face à The Author Guild, association d'auteurs aux Etats-Unis, et celle face aux géants américains de l’édition.

La proposition d’accord entre les deux parties, datant de 2008, avait été rejetée l’an dernier car qualifiée de « ni juste, ni raisonnable » par le juge. 6 800 ayants droits avaient auparavant manifesté leur désaccord vis-à-vis de la proposition de Google qui impliquait le versement de 125 millions de dollars, dont 45 millions aux ayants droits.

Le nouvel accord ne résultant pas d’un recours collectif, les clauses ne sont pas publiques et les sommes d’argent en jeu resteront donc confidentielles. 

L’abandon des poursuites de la part des éditeurs marque donc un coup d’arrêt pour les auteurs, qui se retrouvent dès lors bien seuls face à Google. De leur côté, les éditeurs et Google se réjouissent du développement de moyens innovants en faveur de l’éducation et du divertissement du grand public.

 

Source : Ars technica

 

Actu législation
- Manon Vincent

Le Parlement européen et le Conseil viennent d’approuver un texte relatif à la mise à disposition du public des œuvres orphelines. Selon le Parlement européen, « cette législation permettra à tout un chacun d’avoir accès à ces « œuvres orphelines » et fera avancer le projet de rendre l’héritage culturel de l’UE disponible en ligne ». Le texte, approuvé par 531 voix pour, 11 voix contre et 65 abstentions, permettra notamment aux bibliothèques et aux musées de rechercher et d’utiliser « plus facilement et plus sûrement » des œuvres orphelines. Aujourd’hui, en effet, la numérisation d’une œuvre orpheline s’avère très difficile, si ce n’est impossible, « étant donné qu’en l’absence du détenteur de droit, il n’y a aucune possibilité d’obtenir une autorisation de numérisation ». Rappelons que les œuvres orphelines désignent des œuvres couvertes « par les droits d’auteur mais dont les détenteurs ne peuvent être identifiés ». Or, « selon les nouvelles règles, une œuvre serait considérée "orpheline" si une recherche "diligente" faite de bonne foi n’a pas permis d’identifier ou de localiser le détenteur de droit ».

Le texte prévoit que les œuvres recevant le statut d’orphelines soient rendues publiques, « par la numérisation et uniquement à des fins non lucratives ». Chaque œuvre déclarée comme « orpheline » dans un Etat membre sera reconnue comme telle dans l’ensemble de l’UE. Peut être considérée comme « orpheline » toute oeuvre sur un support audiovisuel ou papier. Avec ce texte, le détenteur de droit devrait pouvoir « mettre fin au statut d’œuvre orpheline à quelque moment que ce soit et demander une indemnisation appropriée pour l’utilisation de son œuvre ». L’indemnisation devra toutefois être calculée au cas par cas afin de protéger les institutions publiques contre le risque de devoir payer d’importantes sommes d’argent aux auteurs. Le texte inclut, en outre, « un article autorisant les institutions publiques de tirer des revenus de l’utilisation d’une œuvre orpheline » : ces revenus devraient être utilisés pour financer le processus de recherche et de numérisation.

 

Source : Communiqué de presse de la Commission européenne daté du 13/09/2012.

 

- Elise Garet

Le FP7 (Seventh Framework Programme) de l'Union Européenne a financé à hauteur de 12,1 millions d'euros le projet IMPACT, destiné à établir un centre européen d'accès aux technologies et experts de la numérisation de masse, afin d'aider les bibliothèques, musées et archives à mener à bien leurs projets de numérisation.

Rendre les richesses culturelles et historiques de l'Europe numériquement accessibles

Ce projet a été inspiré par la richesse culturelle et historique de l'Europe, dont une infime partie est aujourd'hui disponible. Des millions de livres et de documents imprimés reposent dans des bibliothèques et des cartons, accessibles aux seuls chercheurs et universitaires. La numérisation à grande échelle permet de changer progressivement cette réalité. La Commission Européenne a pendant plus de 10 ans mené une campagne pour créer une bibliothèque numérique Européenne. Ce projet a vu le jour avec la création du portail central Europeana, qui met à disposition des milliers de documents numérisés à travers l'Europe. Pendant quatre ans et demi, le projet FP7 a oeuvré pour soutenir cet effort. Ses partenaires technologiques ont développé une suite de logiciels "post-scan" destinée à améliorer la qualité et la finesse de numérisation.

Le projet IMPACT a eu pour but de développer la technologie, les outils et logiciels de numérisation de masse afin de soutenir les projets de numérisation et permettre aux Institutions de les mener à bien efficacement. IMPACT a apporté un système qui fonctionne comme un médiateur: il met en contact les utilisateurs finaux avec les partenaires du projet, experts en numérisation. Un programme de formation traitant des questions et des technologies de la numérisaiton à grande échelle a aussi été mis à disposition sur le site du projet.

Le développement d'un cadre entretenu par un Competence Centre

IMPACT a permis le développement d'un cadre technologique, d'une architecture qui réunit tous les outils et technologies de numérisation en un seul endroit et qui assure qu'ils soient tous interopérables. Clemens Neudecker, manager technique d'IMPACT, commente: "nous voulions permettre aux bibliothèques et archives de choisir le système ou le logiciel qu'elles voulaient et de l'utiliser comme elles le voulaient. Nous ne voulions pas que les gens s'inquiètent des formats de fichiers, des conversions ou des questions d'interopérabilité. Le cadre s'occupe de ces questions, comme du défi de l'extensibilité."

IMPACT a pris fin en juin 2012, mais l'expertise collective de ses partenaires et leur expérience d'utilisation et de développement des outils de numérisation reste ouverte à la communauté de la numérisation de masse par le biais du Competence Centre IMPACT. L'administration de ce centre et le bureau d'aide seront dirigés par la bibliothèque virtuelle Miguel Cervantes et l'Université d'Alicante en Espagne. Les infrastructures informatiques et le stockage seront pris en charge par le "Supercomputing and Networking Centre" de Poznan en Pologne. Enfin, la base de données principale du projet IMPACT est hébergée à l'Institut PRIMA de l'Université de Salford au Royaume-Uni. Elle compte aujourd'hui plus de 500 000 images numérisées venant des bibliothèques partenaires d'IMPACT.

Le Competence Centre est financé par des abonnements, qui sont de 10 000€ pour les organisations privées et entreprises et de 6 000€ pour les établissements publics. Le Dr Balk conclue: "on ne peut pas faire de la numérisation de masse seul. La coopération est vitale et les partenaires d'IMPACT ont maintenant des années d'expérience dans le domaine. Par le biais du Competence Centre nous sommes maintenant à même de partager nos connaissances et notre expérience avec d'autres et à porter plus avant cette vision d'ouverture de la richesse des ressources historiques de l'Europe".

Source: Europe's Information Society

- Manon Vincent

Bibliothèque innovante en matière de numérique et de services au public, la Bibliothèque Nationale de Norvège met depuis 2011 à disposition du public un service de numérisation de la presse, permettant ainsi aux internautes de consulter des milliers de titres.

Depuis 2011, la Bibliothèque Nationale norvégienne a lancé un service de numérisation de la presse norvégienne, permettant aux internautes de visualiser un ensemble considérable de titres de presse. Le service, accessible depuis www.nb.no/aviser, est gratuit et toutes les bibliothèques norvégiennes peuvent accéder aux journaux avec lesquels la Bibliothèque Nationale a conclu un accord. Dès l’automne 2006, en effet, la Bibliothèque Nationale de Norvège a conclu des partenariats avec un certain nombre de journaux norvégiens pour organiser la numérisation d’un très grand nombre de titres de presse. Tandis que les nouveaux titres sont directement déposés à la Bibliothèque Nationale sous un format numérique, la Bibliothèque Nationale et les éditeurs de journaux se partagent les frais relatifs à la numérisation des anciens numéros. Cette collaboration apporte de nombreux avantages à la Bibliothèque Nationale norvégienne qui, en participant à la numérisation des titres de presse, en fait des copies numériques qu’elle rend ensuite accessibles au public en les diffusant à partir de toutes les bibliothèques norvégiennes. Ainsi, les journaux qui ne sont plus soumis aux droits d’auteur peuvent être consultés par tout un chacun.

Actuellement, la Bibliothèque Nationale a conclu des accords pour la numérisation des contenus, avec les journaux Aftenposten, Asker og Bærum Budstikke, Inderøyningen, Jærbladet, Stavanger Aftenblad, Steinkjeravisa, Trønder-Avisa et Verran Namdalseid. En outre, des accords ont été signés entre Adresseavisen et Avisa Nordland pour l’accès numérique dans les bibliothèques norvégiennes. Pour l’instant, la Bibliothèque Nationale de Norvège possède une collection d’environ 350 000 journaux, 235 000 livres, 240 000 pages de manuscrits, 4000 affiches, 740 000 heures d’enregistrements radiophoniques, 310 000 heures de programmes télévisés, 7000 vidéocassettes/films, 7000 disques de 78 tours et 8000 cassettes audio.

Sur le site de la Bibliothèque Nationale (www.nb.no), les visiteurs peuvent chercher à travers plusieurs types de matériaux dans toute la collection. Les résultats des recherches peuvent être mis en commun, indépendamment du fait que la source est un livre, une émission de radio ou un manuscrit. De plus, en proposant différents types de recherche (généraliste et spécialisée), la Bibliothèque Nationale entend répondre à l'ensemble des besoins des utilisateurs.

Souhaitant accroître son nombre de partenariats, la Bibliothèque Nationale ambitionne de numériser l’ensemble de la presse norvégienne dans les quatre ans à venir. Mais offrir davantage de contenu aux utilisateurs n’est pas tout, la Bibliothèque Nationale norvégienne souhaite également ajouter de nouvelles fonctionnalités au moteur de recherche, afin de localiser des contenus spécifiques et d’offrir aux utilisateurs de nouvelles façons de parcourir le référentiel numérique.

Source : Scandinavian Library Quarterly, Svein Arne Solbakk

 

- Bruno Texier

Une plate-forme d'archivage électronique à valeur probatoire est en cours de déploiement.

Le Groupe Imprimerie Nationale produit chaque jour près de 400 000 nouveaux documents : passeports électroniques et biométriques, visas, titres de séjours électroniques européens, permis de conduire, diplômes et brevets... Cette production documentaire, particulièrement sensible, était jusqu'au mois de mai dernier, archivée physiquement. Numérisation oblige, cet archivage sera désormais effectué au format électronique.

Une solution d'archivage numérique à valeur probatoire est en cours de déploiement et permettra de "répondre à l'ensemble de nos exigences en termes de sécurité et de volumétrie" précise Emmanuel Michaud, directeur de la branche Service et Confiance du Groupe Imprimerie Nationale. Développée par Arcsys Software, cette plate-forme répond à un cahier des charges comprenant quatorze conditions de sécurité différentes, allant de la création de l'archive jusqu'à la présentation à titre de preuve. Afin de répondre aux futurs besoins des clients de l'Imprimerie Nationale, cette solution pourra faire l'objet d'éventuels ajustements.

Le Groupe Imprimerie Nationale a obtenu le 1er juin dernier, l'agrément du SIAF (Service Interministériel des Archives de France) portant sur la conservation d'archives publiques courantes et intermédiaires. L'attribution de cet agrément est conditionnée à un certain nombre de garanties comme la mise en place d'un dispositif de stockage redondant réparti sur deux sites différents.

Implanté en région parisienne et dans le Nord, le Groupe Imprimerie Nationale produit 25 millions de titres sécurisés par an dont 15 millions personnalisés. Chaque jour, 20 000 passeports sortent de son site industriel certifié Opérateur d'importance vitale.

Source: Bruno Texier, Archimag

- Elise Garet

Le Trinity College de Dublin lance un projet de numérisation des données et documents historiques géographiquement dispersés, depuis l’ère médiévale jusqu’à la première guerre mondiale. Ce projet, appelé CENDARI (Collaborative European Digital Archive Infrastructure), permettrait aux universitaires, et à terme au public, d’accéder à tous les contenus, depuis les évangiles médiévaux enluminés aux campagnes de propagandes de la première guerre mondiale, en utilisant un seul et unique portail en ligne. La Commission Européenne lui a alloué une aide financière de 6,5 millions d'euros afin qu'il soit mené à bien.

CENDARI visera d’abord deux domaines de recherche: la première guerre mondiale et l’ère médiévale en Europe. Il comprendra des outils et des espaces de travail permettant aux chercheurs de travailler avec des archives dispersées via des recherches multilingues, des visualisations personnalisées, la recherche partagée et des espaces de collaboration, ainsi que des environnements virtuels personnalisés.

Source: TeleRead

Actu marché
- Elise Garet

Le Syndicat National de l'Edition et Google ont signé un accord-cadre concernant la numérisation et la commercialisation des livres épuisés.

Le moteur de recherche pourra continuer à numériser les livres épuisés, indisponibles à la vente sous format papier, mais encore sous droits, mais dorénavant avec l'accord des éditeurs. Philippe Collombet, en charge de la relation avec les éditeurs chez Google a précisé que "Google et les éditeurs vont établir des listes de livres, qui préciseront si ces livres leur appartiennent et s'ils sont toujours en vente ou pas." Les éditeurs pourront demander le retrait d'un livre déjà numérisé ou s'opposer à sa numérisation.

L'éditeur reste propriétaire de ses droits, mais il ne pourra pas mettre en ligne ses fichiers sur n'importe quelle plateforme, l'accord général excluant les "concurrents directs" de Google, comme Amazon et Apple.
Les éditeurs doivent maintenant signer individuellement avec Google dans le cadre de l'accord général, certains ayant cependant devancé l'action collective. 

Source: latribune.fr

- Manon Vincent

Billet de Michèle Battisti, issu du blog Paralipomènes.

 

En ligne de mire le projet Europeana d’où, pour obtenir un consensus au plus vite, la création d’un groupe de travail de représentants du Parlement et du Conseil de l’Union, sans doute assistés de représentants de la Commission européenne. C’est cet accord qui a été annoncé le 6 juin 2012.

Bien que  le texte du compromis ne soit pas disponible sur la fiche de procédure sur le site du Parlement européen, il appelle quelques commentaires avant une analyse plus approfondie.

On rappellera, tout d’abord, que si la directive européenne ne s’applique pas à toutes les œuvres, le champ des œuvres concernées va au-delà du livre publié, objet de la loi française sur les livres indisponibles dont certains entrent dans le champ des œuvres orphelines et dont la mise à disposition est encadrée par cette même loi du 1er mars 2012.

Que retenir aujourd’hui du communiqué de presse ?

  •  Ce qui a été reconnu, dès la première version de la proposition de directive, en mai 2011 : après une recherche diligente, les institutions publiques, notamment les musées et les bibliothèques, pourront utiliser gratuitement les œuvres reconnues orphelines après une recherche diligente, sérieuse et avérée, comme je me plais à le rappeler. L’opt-out a toujours exclu dans cette directive.
  • Nouveau, en revanche, est l’indemnisation des détenteurs de droits qui se manifesteraient ultérieurement, pour les usages du passé. On notera les gardes fous instaurés pour éviter des revendications excessives : l’indemnisation sera calculée au cas par cas, en fonction du « dommage réel causé aux intérêts de l’auteur », et devra tenir compte du fait que l’œuvre n’est pas utilisée à des fins commerciales.
  • Pas d’utilisations commerciales ? Mais si, pourtant, car nouveau aussi et même inattendu, le fait qu’il soit reconnu aux institutions le droit de commercialiser les œuvres. Toutefois, il y est précisé, de manière tout à fait appropriée selon moi, que les bénéfices doivent servir à couvrir les frais de la recherche diligente et ceux de la numérisation.
  •  On notera aussi que les œuvres non publiées, exclues du champ de la directive en mai 2011, apparaissent à présent. Les institutions pourront les utiliser dès lors qu’elles « puissent croire de manière raisonnable que le détenteur de droit ne s’oppose pas à cette action ». Enfin ! Si ce n’est que si le champ des œuvres couvertes par la directive est élargi, la photographies isolée, contrairement la photographie insérée dans le livre, semble en être (étrangement) toujours exclue.
  • Licences collectives étendues des pays scandinaves, loi sur les livres indisponibles en France  …  Comment articuler l’opt-out et le versement des droits à des sociétés de gestion collective, y compris lorsqu’il s’agit d’œuvres orphelines imposées par ces dispositions légales, et la nouvelle directive qui impose la recherche diligente préalable et reconnait l’utilisation gratuite lorsque les résultats de la recherche se sont avérés infructueux ?

Une solution consisterait à dissocier la numérisation de masse, couverte par la gestion collective, et les usages  ponctuels des œuvres orphelines. Dans ce dernier cas, une recherche diligente faite par l’établissement lui permettrait d’utiliser gratuitement l’œuvre s’avérant être orpheline, ce qui répondrait aux dispositions de la directive.

En France, les dispositions de la directive européenne s’appliqueraient à toutes les œuvres couvertes par ce texte. Mais lorsqu’il s’agit de livres, selon  la loi sur les livres indisponibles du 1er mars 2012,  les livres orphelins ne pourraient être utilisés gratuitement qu’après 10 ans de gestion collective et, au bout de ce délai, par un simple « avis motivé, la société de gestion collective agréée pourrait même s’y opposer à leur valorisation par les établissements qui en disposent dans leur collection. D’ailleurs, les bibliothèques ne pourraient les rendre disponibles qu’à leurs « abonnés » ; on est très loin de l’usage commercial et des revenus utilisés pour la recherche diligente et la numérisation des œuvres, deux opérations qui pourtant, se feraient au bénéfice des auteurs.

Dissocier la numérisation dite de masse et la numérisation ponctuelle, pour une exposition virtuelle sur un thème donné par exemple,  pour laquelle une recherche diligente œuvre par œuvre peut être envisagée, une porte de sortie ?

A suivre, dès que le texte du compromis sera accessible.

 

Source : Blog Paralipomènes, Michèle Battisti.

 

 

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