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Tendance
- Thibaut Stephan

The American Library Association a publié une fiche d’évaluation à destination des bibliothèques afin de les guider parmi les différents modèles économiques proposés par les éditeurs et les distributeurs.

Tendance
- Thibaut Stephan

Le Library Journal publie les résultats d’une enquête consacrée aux pratiques marketing des bibliothèques aux Etats-Unis et au Canada, menée en novembre 2012 auprès de 471 professionnels.

Tendance
- Thibaut Stephan

Alors que les éditeurs traditionnels affichent leurs réticences au sujet des programmes de prêts de livres électroniques dans les bibliothèques, de nouveaux acteurs s’engouffrent dans la brèche. C’est le cas de Smashwords, un distributeur spécialisé dans les ouvrages autoédités et indépendants.

La Douglas County Library, bibliothèque américaine du Colorado, a annoncé l’acquisition de 10 000 titres numériques via un contrat avec Smashwords. Il s’agit d’un message fort adressé aux éditeurs : face aux pratiques tarifaires excessives et aux conditions d’utilisation restrictives, des alternatives existent pour répondre à la demande croissante du public en matière d'e-books.

Smashwords se distingue ainsi par un positionnement-prix raisonnable (4$ en moyenne) et laisse une grande liberté aux bibliothèques une fois le titre acheté, ces dernières s’engageant simplement à respecter les règles du copyright américain et donc à ne créer aucun dérivé à partir de l’œuvre originale.

Le ton est donné en ce début d’année. Il sera intéressant de suivre les réactions des éditeurs, ainsi que le comportement des bibliothèques susceptibles de prendre exemple sur la Douglas County Library. 

 

Source : Actualitté

Tendance
- Thibaut Stephan

Vincent Marty, directeur général de Dilicom (1), donne de nouvelles indications concernant le Projet Numérique en Bibliothèque, déjà évoqué à l’occasion des Assises du livre numérique, le 08 novembre 2012.

Le Projet Numérique en Bibliothèque avait alors été décrit comme un « prototype de hub mis en place pour l'accès au livre numérique en bibliothèque, avec un investissement de départ assuré par Dilicom, puis assumé par le même système que pour le livre papier ».

Le projet laissera deux possibilités aux utilisateurs : la lecture en streaming et le téléchargement (in situ et hors les murs). En matière de prêt, la durée d’emprunt sera plafonnée, probablement au moyen d’un DRM chrono-dégradable.

Dilicom jouera ainsi un rôle d’interface au sein d'un écosystème tripartite :

-       La bibliothèque,

-       Le libraire,

-       La Sofia (Société Française des Intérêts des Auteurs de l’Ecrit), responsable de la gestion des droits.

Dilicom gérera donc les relations entre les différentes parties prenantes, agglomérant les offres définies par les éditeurs dans le Fichier Exhaustif du Livre (FEL), puis en fournissant cette base de données aux libraires « partenaires » chargés de présenter les offres aux bibliothèques. Dès lors, toutes les commandes passées par les bibliothèques seront centralisées par le Hub mis en place par Dilicom.

Le programme pilote devrait être lancé le 15 mars 2013. D’ici là, reste à déterminer le modèle économique de ce système. Il s’agit pour l’instant de la grande inconnue du Projet Numérique en Bibliothèque avec d’un côté des éditeurs qui ne souhaitent pas prendre trop de risques, et de l’autre, les attentes des bibliothèques qui semblent encore incertaines.

Il sera donc fort intéressant de découvrir les futures offres de ce projet, surtout compte tenu du fossé existant aujourd’hui entre les différents éditeurs. Citons par exemple les éditions Libel qui seraient prêtes à offrir gratuitement leurs livres numériques pour qu’ils soient accessibles en prêt, tandis qu'aux Etats-Unis, HarperCollins limite la durée de vie d’un e-book à 26 prêts avant d’imposer son achat par la bibliothèque, arguant que la durée de vie d’un livre papier (usure des pages) est également évaluée à 26 prêts.

Source : Actualitté

(1) : service interprofessionnel destiné depuis 1989 à faciliter le développement des Echanges de Données Informatisés (EDI) dans le secteur commercial du livre. Il est avant tout destiné aux distributeurs et aux libraires, et son capital est réparti entre ces derniers, ses principaux partenaires.

Tendance
- Thibaut Stephan

Après une période d’expérimentation lancée à la rentrée 2012, l’éditeur Penguin a annoncé que son catalogue serait accessible via la bibliothèque virtuelle 3M.

Penguin rejoint donc Random House, Wiley et HarperCollins sur le segment e-books destinés aux prêts en bibliothèques. Cependant, les conditions de l’opération suscitent moins d’enthousiasme. En effet, un embargo fixé à 6 mois retardera de façon significative la disponibilité des ouvrages et leur accessibilité sera limitée à un an, après quoi le titre ne sera plus disponible.

Des restrictions qui viennent creuser le fossé qui sépare les éditeurs du « Big 6 » (Hachette, Macmillan, HarperCollins, Simon & Schuster, Random House et Penguin) et les bibliothèques. Ces dernières ont dernièrement ouvert une page Facebook dénonçant les pratiques des éditeurs en matière de livres électroniques, notamment vis-à-vis des tarifs excessifs et des conditions d’utilisation trop strictes.

Source : Actualitté

Avis d'expert
- Thibaut Stephan

Billet issu du blog Paralipomènes de Michèle Battisti

L’IABD a été auditionnée par la mission Lescure le 17 octobre 2012. Pour présenter les questions juridiques auxquelles nous sommes confrontés, nous avons choisi de présenter deux sujets très différents, mais qui concernent tous deux des champs d’activité propres à nos métiers : la directive européenne sur les œuvres orphelines et les revues de presse dans le web 2.0

 

La directive européenne sur les œuvres orphelines

Cette directive concerne les œuvres dont les ayants droit ne peuvent pas être retrouvés pour négocier les droits nécessaires pour les utiliser. Cette directive qui vient d’être (pratiquement) adoptée [1] sera prochainement transposée dans le droit français. Elle représente une formidable opportunité pour les bibliothèques puisque, sans payer de droits, elles pourront diffuser les œuvres orphelines qui se trouvent dans leur fonds pour remplir leur mission d’intérêt public. Mais ce texte pose plusieurs questions.

1° La recherche diligente des ayants droits 

Elle s’impose mais elle est extrêmement contraignante. Les bibliothèques et autres institutions concernées par la directive s’engagent, en effet, à consulter une longue liste de référents (bases de données ou organismes) figurant dans l’annexe de la  directive, à laquelle s’ajoutera une liste définie dans chaque pays de l’Union au moment de la transposition de la directive dans la loi nationale.

Plusieurs remarques peuvent être faites.

On a voulu mettre des gardes fous juridiques. Mais les sources figurant dans l’annexe vont évoluer dans le temps : il aurait été préférable de s’appuyer sur des codes de bonnes pratiques propres aux métiers concernés[2].

Par ailleurs, dans le projet Hathi Trust lancé aux États-Unis pour préserver le patrimoine culturel,  on a inclus les œuvres orphelines. Dans ce cadre, des bibliothécaires auraient été négligents en qualifiant d’orphelins des livres qui ne l’étaient pas. Si c’est le cas, les bibliothécaires concernés devraient être sanctionnés et  les auteurs indemnisés, à hauteur de la faute et du préjudice subi. Mais il est excessif, en revanche, de remettre en cause au niveau d’un pays, comme on l’a fait, une activité visant à mettre des œuvres sans ayants droit connus à la disposition d’étudiants et de chercheurs. On s’interroge d’autant plus que le public qui peut consulter l’œuvre numérisée est celui qui a accès à la version imprimée, qu’il s’agit de poursuivre des fins éducatives et de recherche, qu’aucun droit allant au-delà du Fair use n’est accordé en sus. Hathi Trust est un projet très encadré, comme l’indique le site qui lui est consacré.

Hathi Trust, enfin, représente un autre moyen d’accéder à la culture. Cette initiative permet de rappeler que les recherches sur des corpus ne doivent pas être uniquement contrôlées par des acteurs privés mais également par des institutions publiques (bibliothèque nationale, universités, …).

2° des incertitudes financières sur la compensation équitable versée pour l’utilisation de l’œuvre faite avant que les ayants droits se manifestent.

On espère que cette compensation sera raisonnable. Selon la directive européenne, elle sera définie par chaque État à hauteur « des objectifs en matière de promotion culturelle, du caractère non commercial de l’utilisation faite par les organisations en question pour atteindre les objectifs liés à leurs missions d’intérêt public, comme la promotion de l’apprentissage et la diffusion de la culture, ainsi que de l’éventuel préjudice causé aux titulaires de droits ». Dans un souci d’équilibre, nous espérons que l’État français tiendra compte des premiers éléments du considérant 18 que je viens de citer.

C’est la nécessité de promouvoir la libre circulation des connaissances et des innovations » qui justifie cette directive selon le considérant 2 du même texte.  Mais quand on analyse le texte, on constate que simplicité, souplesse, et conditions financières raisonnables  ne sont pas au rendez-vous.

Des opportunités dans la loi française sur les livres indisponibles ?  Aucune puisque, en ce qui concerne  les livres orphelins de droits :

  • il faut attendre 10 ans de recherches diligentes infructueuses,
  • payer pendant cette période une licence à une société de gestion collective,
  • et qu’au bout de 10 ans, un simple avis motivé d’une société de gestion collective peut s’opposer à tout utilisation par la bibliothèque qui, je le rappelle, dispose déjà cette œuvre dans sa collection.

 

La revue de presse 2.0 

Elle permet d’alerter son public sur l’actualité en quelques clics et est utilisée par tous les infomédiaires que nous sommes quel que soit le secteur, quel que soit le métier, au-delà mêmes de la large palette de métiers que nous représentons à l’IABD.

On trouve, en effet, sur Internet des outils (nous songions aux outils de curation) proposés gratuitement qui permettent de créer une revue de presse à partir d’extraits d’articles sélectionnés  d’un simple clic sur le web.

Pour chaque article apparaissent le titre, un lien hypertexte vers le site source, mais aussi, et peut-être moins légal, les premières lignes, voire la photographie qui l’accompagne.  Des boutons offrent la possibilité de partager les articles sélectionnés par mail ou sur d’autres plateformes auxquelles on est abonné.

1° Des  pratiques qui  flirtent avec l’illégalitéParce que :

  • la  copie des premières lignes ne répond pas à toutes les exigences de l’exception au droit d’auteur qu’est la citation ;
  • la photographie est généralement protégée par le droit d’auteur, auquel peut s’ajouter un droit à l’image des personnes et des biens représentés, et que les juges français ne reconnaissent pas un droit de citation pour les images.

La revue 2.0, un exemple choisi pour souligner que les exceptions au droit d’auteur sont inadaptées aux usages actuels.

Moderniser les exceptions au droit d’auteur, c’est ce que l’IABD a préconisé en répondant à un questionnaire remis à la Hadopi et aux commissions Culture du Sénat et de l’Assemblée nationale.

Parmi ses préconisations figure la citation élargie. On s’est appuyé pour ceci sur la formulation de la directive européenne de 2001 sur le droit d’auteur. Parmi les exceptions proposées par cette directive figurent « les citations faites à des fins de critique ou de revue, lorsqu’elles sont faites conformément aux bons usages et dans la mesure justifiée par le but poursuivi ».

Le concept de brièveté de l’exception de citation en France, non adapté à certaines œuvres et à toutes les situations, serait ainsi remplacé par celui proportionnalité, et la pertinence de la citation serait appréciée par rapport aux objectifs d’information et de critique poursuivis.

2° La revue 2.0 permet aussi de présenter le paradoxe des conditions généralesd’utilisation  ou CGU

Les boutons de partage qui accompagnent les articles autorisent de fait expressément le partage. Mais ils sont en porte-à-faux avec les CGU des  sites qui proposent ces articles, lorsque ceux-ci n’autorisent, ce qui est fréquent, qu’« un usage à des fins personnelles, non commerciales ». Si l’on ne fait pas commerce de la diffusion des articles, à quoi correspond cet usage personnel qui est loin d’être privé car collectif, donc a priori redevable de droits ?

Le droit français oppose, en effet, l’usage collectif à l’usage privé.  La revue 2.0 est un exemple qui a été choisi pour souligner que les frontières entre les sphères privées et publiques, entre les usages professionnels et non professionnels ou encore entre le jeu actif et passif des acteurs, s’estompent et qu’ils remettent en question les qualifications juridiques traditionnelles.  Ceci a des conséquences en droit d’auteur puisque la dichotomie traditionnelle usage collectif / usage privé tend à être remplacée par la dichotomie usage commercial / usage non commercial.

 

En conclusion : une incitation à changer d’angle

1° En accordant un statut particulier aux métadonnées, ces informations qui documentent  l’information [3] 

Il s’agit de forger un droit de l’information pour les infomédiaires que nous sommes, pour s’abstraire des multiples couches juridiques qui saisissent l’information. L’information, dans sa dimension documentaire, devrait, en effet, répondre à des règles juridiques différentes.

Un tel statut autoriserait notamment la diffusion des couvertures d’ouvrages, des sommaires, de résumés  qui, de toute manière ne se substituent, en aucune manière à une œuvre mais visent à la mettre en valeur.

Accorder un statut juridique différent du statut juridique initial de l’œuvre, ce n’est pas absurde. On conçoit tous en effet que le titre d’une œuvre, lorsqu’il est original, ne peut pas être repris par un tiers. Mais on conçoit tous aussi que cette règle ne s’applique qu’à un auteur ou un éditeur, et non à des notices bibliographiques. Je marque, en ce qui me concerne, une différence très nette entre mes pratiques de veille et celle d’éditrice d’une revue.

Les bibliothèques sont des lieux publics, certes, mais elles n’ont pas vocation à concurrencer le secteur marchand.

2° En repensant les exceptions au droit d’auteur

Nous rappelons que le droit d’auteur vise à assurer un équilibre entre les titulaires de droit et les utilisateurs.  La Convention de Berne est explicite lorsqu’elle affirme reconnaître « la nécessité de maintenir un équilibre entre les droits des auteurs et l’intérêt public général, notamment en matière d’enseignement, de recherche et d’accès à l’information ».

Les exceptions au droit d’auteur sont donc bien un instrument assurant cet équilibre.  Un instrument et donc une hiérarchie dans les exceptions qui seront assorties ou non d’une compensation financière, selon la nature des droits auquel elles répondent.

Lorsque j’ai parlé de la revue de presse 2.0, on aurait pu rétorquer en se demandant s’il appartient aux usages de se conformer au droit ou si le droit doit s’adapter aux usages.

Une réponse : le test des trois étapes, mais qu’il convient de revisiter. Nous rappelons que, pour être acceptée, une exception au droit d’auteur doit passer avec succès ce test qui consiste à évaluer :

  1. si l’exception est un cas spécial, soigneusement circonscrit, puis
  2. qu’elle ne porte pas atteinte à l’exploitation normale de l’œuvre, enfin
  3. qu’elle ne cause pas de préjudice aux intérêts de l’auteur.

Considérant qu’en interprétant les étapes de cette manière, l’accent était trop souvent mis sur les titulaires de droit, au détriment des utilisateurs, autre branche de la balance, mais aussi des auteurs, dans une déclaration faite à Munich, plusieurs juristes européens ont préconisé une nouvelle lecture du test.  Cette nouvelle interprétation consiste à donner le même poids aux trois éléments du test. Cette « approche globale et plus ouverte » rééquilibre la balance.

3° En changeant d’angle sur les  objectifs à poursuivre

En n’opposant pas deux droits, celui des auteurs et celui des utilisateurs, comme on a coutume de le faire, mais en mesurant les enjeux concrets des usages, en fonction d’objectifs d’intérêts généraux à atteindre, qu’ils soient sociaux ou économiques et, favoriser la diffusion de l’information a aussi un impact économique, ne l’oublions pas.

On mettra alors l’accent alors sur la proportionnalité, un autre concept prôné par la Cour de justice européenne.  La « citation élargie », évoquée à l’instant, couvre plusieurs usages répondant au souci de liberté d’expression et de circulation de l’information.

Concevoir un droit d’auteur 2.0

Pour que « la vie ne soit pas en lecture seule » en  accordant toute l’importance nécessaire au public, doit-on envisager une simple adaptation ou une modification en profondeur pour créer ce droit 2.0 ?

Il nous semble que la question doit être abordée selon plusieurs angles :

  • par la loi, notamment, en révisant les exceptions au droit d’auteur
  • mais aussi par des contrats adaptés eux aussi
  • ainsi que par des codes de bonnes pratiques.

 

Références des articles parus sur Paralipomènes

 

Notes :


[1] Plus précisément, après avoir été adopté par le Parlement européen le 13 septembre 2012, le texte a été adopté par le Conseil de l’Union européenne le 4 octobre 2012. La publication au Journal officiel de l’Union européenne serait imminente.

[2] Des codes de déontologie ont été adoptés pour ces métiers, pour les documentalistes, celui de l’ECIA par exemple

[3] Le droit de l’information : paradoxes et ouvertures, Cédric Manara, Documentaliste-Sciences de l’information, n°3, 2012

 

Source : Paralipomenes.net

Tendance
- Thibaut Stephan

Le gouvernement britannique souhaite engager une stratégie nationale concernant le prêt de livres numériques au sein des bibliothèques.

Pour ce faire, une commission a été ouverte le 26 septembre 2012. L’objectif est d’accompagner les bibliothèques dans une politique de changement guidée par les modifications du comportement des lecteurs. Le gouvernement aura fort à faire pour satisfaire l’ensemble des parties prenantes : usagers, bibliothèques, auteurs et éditeurs.

Richard Mollet, responsable exécutif de la Publishers Association, reste méfiant : « Le noeud du problème avec le prêt d'ebooks est que nous devons être sûrs que les éditeurs puissent durablement conserver un modèle d'activité, parce que lorsqu'il est aussi facile d'acheter un livre que de cliquer sur un bouton et l'emprunter, beaucoup plus de gens vont opter pour l'emprunt et cela implique de sérieuses conséquences pour les auteurs et leurs royalties, pour les revendeurs comme pour les éditeurs. »

 

Source : ActuaLitté

Chiffres-clés
- Manon Vincent

C’est un chiffre à retenir : 21% des bibliothèques canadiennes possèdent une stratégie de prêt numérique gratuit. Grâce à la présence du distributeur d’ebooks Overdrive et de la base de données EBSCO, les bibliothèques canadiennes ont largement adopté des infrastructures dédiées au prêt d’ebooks. Ainsi, au premier trimestre 2012, les ebooks représentaient 28% des prêts dans tout le pays. De plus, de 2011 à 2012, « la circulation numérique et son industrie ont connu une augmentation générale de 50% ». Les grandes bibliothèques canadiennes se sont, en effet, largement lancées dans une stratégie numérique, offrant à leurs usagers la possibilité de lire sur liseuses, tablettes et Smartphones.

Par ailleurs, de nombreuses initiatives ont vu le jour dans les bibliothèques canadiennes, parmi lesquelles l’aménagement d’espaces nouveaux et la création de groupes de lecture. Soulignons, en outre, le succès de la Grande Bibliothèque de Montréal au Québec dont le nombre d’adhérents a augmenté de 17% en cinq ans. Cette bibliothèque compte aujourd’hui 286 000 membres actifs et 3 millions de visiteurs annuels. Elle propose plus de 200 000 livres électroniques.

 

Source : Morgane Macé, Actualitte.com.

 

- Elise Garet

L'OCLC (Online Computer Library Center) a publié les résultats de ses enquêtes auprès de bibliothécaires allemands, néerlandais, britanniques et américains. Les études, intitulées "Libraries: A Snapshot of Priorities and Perspectives", examinent les priorités de premier plan des bibliothèques, les initiatives clés en cours, les réflexions sur les services, et les principales méthodes pour rester informé des évènements dans le domaine des bibliothèques.

En Allemagne la plupart des équipes de bibliothèques considèrent les collections d'ebooks (bibliothèques universitaires) et l'alphabétisation (bibliothèques publiques) comme leurs principales priorités. Elles prévoient que la principale raison pour laquelle les usagers utilisent leur bibliothèque va changer dans cinq ans. De plus elles se reposent sur les échanges entre collègues pour se tenir informées des tendances.

Au Pays-Bas la première priorité est de démontrer la valeur de la bibliothèque à ses bailleurs de fonds. Comme en Allemagne, elles prévoient que la principale raison d'usage de leurs bibliothèques changera dans cinq ans et se reposent sur les échanges entre collègues.

Au Royaume-Uni les résultats ont été différenciés selon les bibliothèques universitaires et les bibliothèques publiques. Ainsi, les équipes des bibliothèques universitaires britanniques :
-  considèrent l'offre d'e-book et autres e-ressources comme leur priorité absolue;
-  prévoient que la raison principale pour laquelle professeurs et étudiants utilisent la bibliothèque changera dans cinq ans;
-  se reposent sur les liste de diffusion pour se tenir informées.
Les équipes des bibliothèques publiques:
-  considèrent que démontrer la valeur de leur bibliothèque aux bailleurs de fonds est la priorité;
-  prévoient que la principale raison d'usage de leur bibliothèque changera dans cinq ans;
-  se reposent sur les discussions entre collègues pour se tenir informées.

Aux Etats-Unis, les bibliothèques universitaires:
-  considèrent les e-collections comme leur priorité principale;
-  se concentrent sur les e-books, autres e-ressources et outils de découvertes dans leurs initiatives actuelles;
-  pensent que la structure actuelle de la bibliothèque sera la même dans cinq ans;
-  se reposent surtout sur les listes de diffusion et les emails pour être informés, mais utilisent aussi un peu les médias sociaux.
Les bibliothèques des Community Colleges montrent les mêmes priorités et usages que les équipes des bibliothèques universitaires. Elles sont cependant moins enclines que les bibliothèques universitaires et publiques à penser qu'une bibliothèque digitale nationale existera dans les cinq prochaines années. Elles portent plus d'attention à la sensibilisation et à l'enseignement en bibliothèques que les bibliothèques universitaires.
Les bibliothèques publiques se consacrent à l'accès à internet, la démonstration de leur valeur et l'offre de e-contenu. Leur initiative majeure porte sur les e-books et elles s'informent de la même manière que les bibliothèques universitaires.

 

Si l'ensemble des bibliothèques semblent avoir identifié l'importance des e-books et autres e-ressources, une différence nette ressort au niveau des moyens d'accès à l'information entre les bibliothèques européennes et américaines.

 

Source: OCLC 

Actu marché
- Manon Vincent

Selon un communiqué de presse paru en début de semaine, l’OCLC (Online Computer Library Center) vient de s’associer à la bibliothèque européenne Europeana dans le cadre d’un projet de Linked Data. Le but de ce partenariat est d’optimiser la navigation sur la plateforme Europeana, en développant un algorithme de calcul de similarités sémantiques sur l’ensemble de la base de données. Les données ainsi reliées (Linked Data) permettraient alors d’établir des connexions sémantiques entre les différents objets de la plateforme.

Rappelons que la bibliothèque Europeana est une bibliothèque numérique lancée en novembre 2008 par la Commission européenne, visant à « promouvoir la recherche et les échanges entre les bibliothécaires, archivistes et conservateurs, et les mettre en rapport avec les industries créatives et les innovateurs du numérique ». Quant à la base de données Europeana, dont l’interface est disponible en 29 langues, elle contient plus de 24 millions d’ouvrages, de peintures, de films, de photographies et de documents d’archives. Ses ressources proviennent de plus de 2200 institutions, issues de 33 pays différents. Fait important, Europeana n’archive pas les œuvres, mais sert uniquement de catalogue de recherche, les œuvres étant disponibles à travers des liens vers l’institution qui les a numérisées.

L’idée de lier les données grâce aux Linked Data a été envisagée afin de régler certains problèmes propres à l’agrégation de métadonnées issues de collections hétérogènes, tels que des problèmes de duplication des données, une granularité inégale dans la description des objets, des problèmes d’ambiguïté entre les versions originales et dérivées d’un même objet, etc. Cette initiative devrait par exemple permettre de regrouper les différentes traductions existantes d’un même ouvrage, de lier une peinture et la photographie de cette dernière ou les différentes éditions d’un même livre, etc. Le projet donnera lieu à l’implémentation d’un modèle de données pour Europeana (Europeana Data Model ou EDM), qui permettra, d’une part, d’améliorer l’expérience de recherche des utilisateurs finaux et contribuera, d’autre part, à développer de nouvelles solutions autour des métadonnées pour des acteurs tiers.

 

Source : Julien Helmlinger, Actualitte.com et Communiqué de Presse de l’OCLC du 20/08/2012. .

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