Les essentiels
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- Thibaut Stephan

Après des décennies profitables, l’édition scientifique traverse actuellement une zone de turbulences.

Les universités britanniques sont de plus en plus réticentes à renouveler leurs abonnements, auxquels elles consacrent aujourd'hui 65% de leurs budgets annuels. Elles se tournent ainsi vers l’open access, qui rend disponible l’ensemble des publications scientifiques via internet. La seule contrepartie exigée relève de l’obligation de citation.

La pression sur les éditeurs s’intensifie alors que les prix des souscriptions et les budgets des universités connaissent des trajectoires opposées. Une hausse des tarifs mal perçue et injustifiée selon les libraires. Par exemple, l’abonnement annuel au journal  BBA (Biochimica et Biophysica Acta) d’Elsevier coûte 18 000 €, et le groupe affiche 838 millions d'euros de bénéfices l’an dernier.

Des dissensions affleurent également entre les chercheurs et les éditeurs. En effet, les premiers rédigent principalement pour l’impact que leur article pourra avoir sur leur spécialité – mesuré par le nombre de citations dont l'article aura fait l’objet. De leur côté, les éditeurs ne sont guidés que par les courbes de ventes.

Or l’open access repose sur le consentement de l’auteur, qui y voit un net potentiel de gain de visibilité et donc d’impact pour sa publication. Des conflits d'intérêt qui pourraient peu à peu inverser les rapports de force.

Dès lors, on assiste à une expansion de journaux tels que PLoS One, dont les publications en open access sont passées de 138 articles en 2006 à  6 749 en 2010. Ce mode de parution permet au journal des sélections moins drastiques parmi les articles, basant leur choix sur les seuls critères de la validité des méthodes et des résultats obtenus. Et ses défenseurs soulignent également ses bienfaits en termes d’équité pour l’éducation à l’échelle internationale, permettant aux pays en voie de développement d’accéder à une connaissance jusqu’alors réservée aux plus aisés.

Les éditeurs ont senti le vent tourner, et affirment pour la plupart aspirer à un accès universel aux publications scientifiques. Mais la définition d’un nouveau modèle économique viable et juste prendra du temps.

Source : International Herald Tribune

- Thibaut Stephan

A travers son étude « Applications professionnelles sur smartphones et tablettes numériques : besoins & opportunités », Markess International prédit une évolution significative de l’utilisation des supports mobiles dans le cadre d’une activité professionnelle.

Le nombre d’utilisateurs de smartphones et/ou tablettes devrait double d’ici à 2013. Ainsi, près d’un quart des actifs possèderont l’un des deux supports mobiles à titre professionnel, contre 11% aujourd’hui. Notons que ce taux d’équipement ne prend pas en compte les personnes utilisant leur appareil personnel dans le cadre de leur activité.

10 ans après l’apparition des premiers équipements à usage mobile, un premier bilan peut être dressé.

La démocratisation de l’usage des smartphones, le taux de pénétration des tablettes et le récent développement du cloud computing influent à la fois sur le grand public et la sphère professionnelle.

Le Top management est souvent à l’origine de cette hausse du taux d’équipement. Ils voient en ces supports mobiles de formidables outils boostant la réactivité et l’optimisation du partage d’informations. En outre, l’accès aux applications métiers de l’entreprise est grandement facilité.

Ces bouleversements induits par l’innovation en matière d’outils professionnels mènent finalement à une refonte du poste de travail, et plus largement à l’établissement d’un nouveau modèle organisationnel.

Riches en améliorations, ces transformations apportent  malgré tout leur lot de désagréments. Selon les dirigeants interrogés, la mutation induit ainsi un fort coût d’investissement et des difficultés en termes de sécurité et de maintenance. D’autre part, les applications existantes sont le plus souvent inadaptées pour usage sur supports numériques.

Ce constat conduit à l’arrivée d’une vague de nouveaux acteurs sur le marché, spécialisés dans le développement et l’édition d’applications professionnelles mobiles. Un marché qui promet d’être juteux pour ceux qui auront su se positionner rapidement.

 

Source : Markess International

Catégories : Analyse, IEP, Lecture numérique
- Thibaut Stephan

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