Les essentiels
Domaine Abonnez vous au flux RSS associé Archive RSS
Chiffres-clés
- Thibaut Stephan

D'après les résultats de la dernière étude serdaLAB intitulée "Réseaux sociaux d'entreprise : objectifs, mise en place et gouvernance", les entreprises françaises accusent un retard en matière d’adoption des réseaux sociaux internes. Seulement 23% des organisations interrogées par serdaLAB ont, en effet, mis en place un RSE. Les projets sont, en tout cas, extrêmement variés tant en termes d’objectifs, de technologies utilisées qu’en terme de communication au moment du déploiement.

Actu législation
- Virginie Boillet

Christian Dubourg,d'Ever Team, qui a participé au groupe de travail sur la certification explique sur le blog d'Ever Team, ce que la certification devrait changer. La norme NF Z42-013 également connue sous son appellation internationale ISO 14641-1 permet de mettre en place un Système d’Archivage Electronique (SAE). Pour permettre de garantir qu’un SAE respecte les règles de l’art de la norme,une certification officielle sera bientôt disponible sur le marché. Pour en arriver à cette certification, plusieurs associations professionnelles (APROGED et FNTC) se sont regroupées au sein d’un groupe de travail pour établir un référentiel de certification avec le concours du Service Interministérielle des Archives de France (SIAF) et d’un grand compte représentant les utilisateurs.

Historique des travaux sur le SAE
 Juillet 1999 – Publication de la première version de la norme NF Z42-013 (AFNOR Normalisation)
 Décembre 2001 – Publication de la seconde version de la norme NF Z42-013 (AFNOR Normalisation)
 Mars 2009 – Révision de la NF Z42-013 par la CN171 (AFNOR Normalisation)
 Juin 2010 – GA Z42-019 : Publication du Guide d’application de la norme NF Z42-013 par la CN171 (AFNOR Normalisation)
 Février 2012 – Norme  ISO 14641-1 issue de la norme NF Z42-013 (APROGED)
 Avril 2012 – NF Z42-020 : Norme AFNOR sur le composant Coffre-fort numérique d’un SAE NF Z42-013 (AFNOR Normalisation)
 S2/2012 – Marque NF SAE 461 (AFNOR Certification)
 
 
Certifications privées, quel valeur faut-il leur accorder?
Depuis la révision 2009 de la norme NF Z42-013, certaines sociétés se sont spécialisés dans l’audit de SAE. Ces audits sont fondés sur la perception personnelle du consultant de ce que doit être un SAE conforme avec des exigences NF Z42-013. Après analyse du SAE, le fournisseur de service délivre ou non un « document de conformité » permettant d’assurer à son client que son système permet de répondre aux exigences de la norme.
 
Depuis quelques temps, ses sociétés proposent également aux éditeurs de logiciel SAE un service pour évaluer la solution afin de permettre de délivrer un document de conformité du logiciel SAE proposé par l’éditeur. Un client pourra alors acquérir la solution de l’éditeur en ayant la certitude que la solution acquise est conforme aux exigences de la norme. Mais qu’en est-il en réalité ?
 
Pour répondre à ces questions, il suffit de poser quelques faits ou quelques questions complémentaires :
Chaque consultant valorise son propre référentiel par rapport à sa connaissance de la norme, à son expérience  et à sa compréhension personnelle. Le niveau de référentiel n’étant pas partagé par les auditeurs, le niveau d’exigence est assez disparate d’un auditeur à l’autre.
Un progiciel SAE non déployé n’ est pas en mesure d’être évalué par rapport aux exigences principales de la norme NF Z42-013 puisque de nombreuses exigences reposent sur un SAE en action. La garantie offerte par un « certificat de conformité » délivré par un auditeur sur un progiciel non déployé  est-elle un gage suffisant de conformité aux exigences de la norme ?
Fort de ces constats, les associations professionnelles APROGED et FNTC avec l’aide du SIAF et d’un grand compte utilisateur ont souhaité mettre en place un système de certification reposant sur un référentiel partagé et dont la compréhension est commune à l’ensemble des acteurs de la chaîne (consultants, éditeurs, utilisateurs, auditeurs, certificateurs).
 
Pré-audit : vers un nouveau service
Pour permettre un audit de votre SAE, un travail important de pré-audit doit être mené. Il est indispensable pour permettre de vérifier que le SAE en place est en mesure de répondre aux exigences du référentiel de certification. C’est dans ce cadre que des services  d’un consultant spécialisé seront indispensables.
 
 
Marque NF SAE - Une certification reconnue et reconnaissable
AFNOR Certification, organisme accrédité par le COFRAC a été retenu pour permettre d’auditer les SAE. L’audit est réalisé sur la base des exigences fixées dans les règles de certification liées à la norme NF Z42-013. Le ou les auditeur(s) s’assure(nt) également de l’application des règles générales de la marque NF. Le but de l’audit est l’obtention de la certification permettant d’utiliser un marquage correspondant à cette certification. La communication sur les informations relatives à la certification de produits et de services est encadrée par le Code de la Consommation : celui-ci a pour objectif de rendre transparente pour les clients et les utilisateurs, la signification des labels et marques de certification.
Le seul certificat de conformité qui pourra être délivré à un SAE internalisé ou externalisé sera celui qui sera reconnaissable par le marquage  NF SAE 461. Bien entendu, l’utilisation abusive de ce marquage est réprimandé par le code de la Consommation.

Source : http://blog.ever-team.com/archivage-electronique-papier/certification-afnor-sae-nfz42013/

 

 

Tags : SAE
Actu législation
- Virginie Boillet

Une norme sur le coffre-fort électronique est annoncée pour le mois de juin 2012. Cette norme dont le titre serait « Spécifications fonctionnelles d'un composant Coffre-Fort Numérique destiné à la conservation d'informations numériques dans des conditions de nature à en garantir leur intégrité dans le temps » devrait permettre de clarifier ce qu’est un coffre-fort électronique. Dans tous les cas, « un coffre-fort électronique ne peut se substituer à un système d’archivage électronique (SAE) », selon Slim Barketi, consultant senior en archivage et records management Serda.

- Manon Vincent

Énoncé pour la première fois en 1994, le concept de « Web sémantique » n’est pas nouveau, mais tend depuis quelque temps à devenir une réalité. L’apparition de nouveaux phénomènes sur le Web (Big Data, Open Data, etc.), a permis le fort développement qu’on lui connaît actuellement.

Conférence
- Manon Vincent

Jeudi 10 mai dernier, à l’initiative de la société Mondeca, s'est tenue à La Cantine, à Paris, la conférence « Données ouvertes : mode d’emploi ? ». Cette ambitieuse conférence sur la valorisation des données publiques s’est donnée pour but de faire le point sur l’open data en France et plus particulièrement sur l’engagement pris par l’Etat français avec la création d’Etalab et du portail dédié data.gouv.fr. De nombreuses problématiques ont été abordées, aussi bien les efforts technologiques mis en œuvre pour l’ouverture des données que les exigences de comportement que l’open data suppose. Romain Lacombe et Charles Ruelle d’Etalab ainsi que les représentants de Mondeca, Atos, eMakina et le Conseil général du Loir-et-Cher étaient présents. La conférence a ainsi montré que si le développement de l’open data répond à des exigences politiques (transparence, démocratisation de l’accès aux données…), il nécessite également la création de « briques » technologiques importantes, faisant appel à différents types d’expertise. Ces « briques » sont, en effet, indispensables pour « sémantiser » les données et faire émerger, peut-être, le Web de données, dit aussi Web 3.0.

Tendance
- Thibaut Stephan

Ballotté entre restrictions budgétaires du côté de la demande et innovations technologiques à monétiser du côté de l’offre, le marché de l’information électronique professionnelle est un marché à multiples facettes, à la croisée des chemins.

Impacté par un environnement macro-économique défavorable, le potentiel du marché de l’information électronique (IEP) professionnelle a été freiné ces dernières années, son taux de croissance plafonnant à 3% en 2009. L’année 2010 lui permet de renouer avec le rythme de 2008 (+4,2%), atteignant ainsi 1,6 milliard d’euros. Les prévisions de serdaLAB augurent de surcroît d’un nouvel élan en 2011 (prévision : +6%) et dans une moindre mesure en 2012 (+4,5%), deux années qui devraient figurer parmi les meilleures enregistrées depuis cinq ans. Des chiffres qui, rappelons-le, ne concernent que l’information diffusée au format numérique (on-line et off-line).

 

Evolution du marché français de l'information électronique professionnelle

 

Notons toutefois que le marché est tiré vers le haut par l’explosion des éditeurs de logiciels de veille et moteurs de recherche ainsi que les prestataires en traitement de contenus (numérisation, indexation, transformation au format ebook…) qui progressent de façon fulgurante avec des taux de croissance respectifs de 14,3% et 22,3%. Outre ces segments, les segments d’édition les plus dynamiques restent l’information scientifique, technique et médicale (ISTM), l’information financière et l’information juridique. A l’inverse, les segments de l’information de solvabilité et des images plongent de façon inquiétante, en raison d’une offre gratuite sur Internet de plus en plus importante.

 

 Part des segments du marché de l'information électronique professionnelle en 2010

 

Le marché français de l’IEP a donc bien résisté compte tenu de la conjoncture. Si l’impact le plus violent de la crise semble passé, ses conséquences sur les pratiques d’achat des organisations se font plus que jamais ressentir. Après une augmentation des budgets dédiés à l’achat d’informations de l’ordre de 3% en 2011, les perspectives sont à la baisse pour 2012 (-1,7%). Les résultats de l’enquête serdaLAB démontrent de façon flagrante la transition qui s’opère progressivement entre format papier et format numérique : ainsi une augmentation du budget entraîne une hausse des achats au format électronique pour 77% des organisations, contre seulement 27% pour le format papier. A contrario, une diminution de budget provoque une diminution de l’achat de ressources au format papier, pour 63% des organisations sondées. La part du budget consacré aux ressources numériques est de 43,5% en 2011 et devrait atteindre les 80% en 2018, d’après les projections de serdaLAB.

 

Evolution de la part de l'électronique dans le budget des acheteurs d'informations

Parmi les répondants, le taux d’équipement en supports de lecture numérique est encore faible (13%). En 2012, 11% des organisations envisagent de se doter de ces supports de lecture numérique.

D’un point de vue global, les acheteurs d’informations sont plutôt satisfaits (76%) de l’offre de ressources électroniques. On constate toutefois que les freins à l’achat sont clairement identifiés : tout d’abord, le prix. 79% des répondants à l’enquête sont insatisfaits de l’offre tarifaire et 55% jugent l’utilisation insuffisante par rapport au coût d’acquisition des ressources. Outre les griefs financiers, les restrictions imposées aux utilisateurs et le manque de souplesse accordée dans le choix des titres sont également sujets à critiques pour 42% et 38% des personnes interrogées. L’offre idéale, telle qu’imaginée par les acheteurs, serait remaniée au niveau du modèle économique : la sélection titre par titre et la prise en compte du taux de lecture des contenus acquis permettaient par exemple de parvenir à une tarification plus juste.

 

Au-delà de la demande, l’évolution à court et moyen terme de l’information électronique professionnelle dépendra de la capacité des offreurs à créer de la valeur à partir des nouvelles tendances :

- L’enrichissement sémantique des données, qui place la métadonnée au cœur des problématiques de recherche, d’accessibilité et de visibilité des contenus multimédias (vidéo, photo, texte) qui composeront les nouvelles générations d’articles. C’est notamment le cas pour le projet « The article of the future » développé par Elsevier. Cela dit, les investissements induits par ces innovations posent la question de la monétisation de ces dernières par les éditeurs. De nouveaux modèles économiques pourraient alors faire leur apparition.

- L’édition dans les pays émergents : le classement annuel de l’édition mondiale édité par Livres Hebdo, paru en septembre 2011, recense pour la première fois des éditeurs russes et brésiliens. Il confirme aussi  l’essor de l’édition chinoise. Malgré les carences en technologies et le faible taux d’équipement en supports de lecture numérique, ces marchés non concentrés sont riches en potentiel. Les éditeurs internationaux l’ont bien compris et se sont lancé dans l’aventure, au Brésil notamment. Le segment ISTM est particulièrement concerné par l’impact de ces nouveaux marchés dans la mesure où 35% de la production scientifique sera issue des seuls travaux de recherche du Brésil, de la Chine, de l’Inde et de la Corée du Sud à l’horizon 2015.

- L’ouverture des données publiques, dont la réutilisation résulte d’un triple enjeu de développement économique, politique et social. Le bénéfice économique global du mouvement open data « pourrait s'élever à des dizaines de milliards d'euros, chaque année » selon Neelie Kroes, la Commissaire européenne à la Société de l’information. Une valorisation qui pourrait atteindre 140 milliards d’euros par an dans l’Union européenne, d’après des projections effectuées dans le cadre de l’étude « Review of recent studies on PSI re-use and related market developments » Toutefois, la richesse créée à partir des données publiques variera en fonction des efforts - pour le moment plutôt contrastés - consentis par les gouvernements en faveur de la diffusion de l’information (gouvernance, législation), et la capacité de tous (des éditeurs comme des initiatives privées) à créer de la valeur autour de ces informations.

- Enfin, l’exploitation des Big data (ou masses de données) pourrait à terme transformer la vision marketing actuelle guidée par le produit en faveur d’une stratégie orientée vers le consommateur. La collecte et l’analyse de très grandes masses de données (parcours des internautes par exemple) pourraient s’avérer précieuses et s’inscrire dans une démarche de meilleure connaissance de la demande et une compréhension plus fine des besoins des acheteurs d’informations. Dans le secteur des médias, la baisse des revenus générés par la publicité favorise le développement de la monétisation de l’exploitation des données utilisateurs. Si l’intérêt financier de cette pratique paraît évident, la course effrénée à la récupération d’informations toujours plus précises sur les individus suscite des débats éthiques.

Source : serdaLAB

 

Plus d'informations dans l'étude "Information électronique professionnelle : marché et tendances en 2012"

Actu marché
- Virginie Boillet

La SSII Atos vient de procéder au rachat de l'éditeur français de logiciels de réseaux sociaux d'entreprise (RSE) BlueKiwi. Atos va ainsi renforcer sa position dominante sur le marché du RSE. Cette acquisition va lui permettre également de développer de nouvelles solutions documentaires davantage tournées sur la vie autour du document ou des applications sociales « verticales ».

Fondé en 2006 par Carlos Diaz et Christophe Routhieau, BlueKiwi est parvenu en quelques années à commercialiser ses logiciels auprès de grands comptes comme Total, GDF Suez, Carrefour, Allianz ou La Poste. BlueKiwi réalisait en 2010 deux millions d’euros de chiffre d’affaires (CA 2011 non publié sur Infogreffe) et affichait une rentabilité négative, due à des investissements importants.  Selon plusieurs sources presse, son chiffre d’affaires de 2011 serait de 5 millions d’euros (La vérité est sans doute bien en-dessous).  BlueKiwi est certainement le leader du marché des logiciels de RSE en France, avec environ 30% de parts de marché (sur un marché du logiciel estimé à 10 millions d'euros selon Lecko). Ce rachat va lui permettre d’avoir une véritable assise financière pour se développer en Europe.

Marché des RSE en devenir
Le marché du RSE est un marché faible, mais prometteur en France : selon une récente étude du cabinet d’études Pierre Audouin Consultants (PAC), le marché des logiciels et services liés aux réseaux sociaux d’entreprise et autres outils collaboratifs devrait générer plus de 230 millions d’euros en 2012 (marché à peu près équivalent au marché des logiciels et services de veille). Le taux de croissance annuel moyen du marché des RSE devrait être de 9,8% d’ici à 2015, soit un taux 3,5 fois supérieur à celui du marché des logiciels et services IT « classiques ». En effet, la France est en retard par rapport à l'Amérique du Nord et du Sud ainsi que l'Asie, très friandes en outils sociaux. Seules 22% des organisations françaises ont recours à un réseau social, contre la moitié dans la zone BRIC, et encore davantage en Amérique Latine (53%), selon une étude internationale d'Experian Business Strategies Ltd (contre un taux d'adoption moyen des RSE dans le monde de 50% en 2011, selon une enquête Mc Kinsey). 

Renforcement de position
Outre le fait que BlueKiwi va permettre à Atos de mettre en application plus facilement sa stratégie de passage au « zéro email » d’ici deux ans maintenant, ce rachat va non seulement permettre à Atos de renforcer sa place dominante en Europe, (qu’il se dispute avec CapGemini)  sur un marché en plein devenir, à l’aide d’une solution mature et réputée, mais aussi d’intégrer le RSE dans des projets plus larges de gestion documentaire. L’avenir étant à la gestion des flux autour des documents et non plus à la gestion statique de documents dans des ECM ou des systèmes de Ged centralisé, cette acquisition est un « beau coup » de la part d’Atos, positionné également sur les projets d’ECM, d’archivage électronique et de gestion collaborative autour des documents. La SSII a précisé qu’elle continuerait toutefois d’intégrer d’autres solutions de RSE en fonction des besoins de ses clients.
Atos aura tout le loisir également de pouvoir développer des solutions de RSE verticales (RSE pour la relation client, RSE pour les chercheurs…), à partir de BlueKiwi, afin de s’adapter à des besoins plus métier, que transversaux. En effet, Carlos Diaz a évoqué la possibilité que BlueKiwi devienne un laboratoire destiné, au sein d'Atos, à développer les offres d'outils sociaux.

Modèle freemium en vogue

Par ailleurs, Atos pourrait profiter de ce rachat pour modifier le modèle économique de BlueKiwi et en proposer une version light gratuite, afin cannibaliser le marché. C’est ce qui est arrivé à Success Factors, racheté par SAP, l’éditeur d’ERP fin 2011, qui a annoncé que Jam, sa solution collaborative devenait gratuite pour tous ses clients. Une version payante intégrant des connecteurs (SharePoint par exemple) sera commercialisée en parallèle. Ce modèle du freemium est en vogue : Salesforce, l’éditeur de CRM en mode SaaS, a opté pour ce modèle pour son réseau social Chatter : une version gratuite et une version premium payante.

Future convergence ECM/RSE

On peut s’attendre à une future convergence de l’offre d’une part entre les pure players (Jive, Yammer), et avec les fournisseurs d’infrastructures (Microsoft, IBM) ou les grands éditeurs (tels que SAP), et d’autre part avec les éditeurs de gestion de contenu (EMC Documentum, Open text…). Ainsi le RSE américain Yammer a racheté en mars 2012 OneDrum, une application axée sur la création collaborative de documents et le partage de fichiers. Lancé en 2008, Yammer s’octroie un nouveau positionnement en replaçant le contenu au cœur de son réseau social d’entreprise. L’année 2012 pourrait donc donner lieu à d’autres rapprochements d’importance.

Source : serdaLAB

Tags : RSE
- Manon Vincent

LED, LOD, OSD… sous ces sigles se cache une réalité bien présente : le développement grandissant de projets de Linked Data aussi bien du côté des acteurs privés que des acteurs publics. Les retombées de ces projets pourraient être de taille : l’approche Linked Data pouvant devenir une « norme » en matière de structuration de l’information.

Depuis quelques temps, les projets de Linked Data se multiplient. Qu’ils soient issus d’instances étatiques ou d’entreprises privées, ces projets tendent tous à l’optimisation et à l’amélioration de la recherche d’informations. Le principe des Linked Data est de lier les données via des expressions RDF (Resource Description Framework, qui décrivent les relations unissant ces données). Les Linked Data sont, du reste, fortement liées au Web sémantique dans lequel les données sont structurées grâce aux métadonnées qui les décrivent.

Du côté des gouvernements ou des organismes d’Etat, de nombreux projets de Linked Data ont été développés parallèlement à l’ouverture des données publiques. Les projets de Linked Open Data (LOD, ou « données ouvertes liées ») permettent de « corriger » les problèmes inhérents aux open data (ou « données ouvertes »),  la quantité de données générée par les open data noyant souvent l’information. Les projets de Linked Data visent donc à décloisonner les informations, à agréger les données disparates, à sortir de l’opacité des données, en un mot : à aider l’utilisateur à accéder à l’information pertinente. Ainsi, les archives nationales britanniques ont développé une plate-forme de Linked Data afin de lier les archives Web du gouvernement britannique avec les « open data » (« données ouvertes ») du site data.gov.uk et avec d’autres ensembles de données déjà en Linked Open Data. En France, le CNRS a lancé, en collaboration avec les sociétés Antidot, Sword et Mondeca, la plate-forme Open Data ISIDORE, fondée sur les principes des Linked Data et spécialisée en sciences humaines et sociales (SHS).

Du côté des acteurs privés, l’Open Science Data (ou OSD) a aussi le vent en poupe : le groupe Nature Publishing (NPG) venant de lancer une plate-forme de Linked Data dédiée aux publications scientifiques.

Par ailleurs, les Linked Enterprise Data (LED ou « données d’entreprise liées ») ne cessent de se développer, l’approche LED permettant d’unifier les systèmes d’informations pour obtenir un système d’informations agile. Comme le souligne la société Antidot dans son livre blanc sur le phénomène, le LED s’impose à la fois comme une solution horizontale et verticale : horizontale car générique, ouverte et basée sur des standards du W3C et verticale car le LED permet de développer des approches très fortement métier.

Actuellement, le web est un système où la valeur des données est créée par le traitement de l’information. Or, l’approche Linked Data apporte une réponse fonctionnelle au traitement de ces données : elle est souple, évolutive et ouverte. Ainsi, si le phénomène des Linked Data s’étend, il pourrait bien aboutir au Web 3.0, dans lequel les techniques du Web sémantique occuperait une large place.

Source : serdaLAB

 

 

Actu marché
- Thibaut Stephan

Le montant de cette acquisition est estimé à 20 millions d'euros.

La SSII Atos a procédé au rachat de l'éditeur de logiciels de réseaux sociaux d'entreprise BlueKiwi. Le montant de l'opération est estimé à 20 millions d'euros. Pour Carlos Diaz, cofondateur de BlueKiwi, "la rumeur n'aura pas duré très longtemps, nous avons décidé d'accepter l'offre de rachat faite par Atos. Adossé à un groupe comme Atos, la suite de l'aventure sera tout aussi passionnante".  

Fondé en 2006 par Carlos Diaz et Christophe Routhieau, BlueKiwi est parvenu en quelques années à commercialiser ses logiciels auprès de grands comptes comme Total, GDF Suez, Carrefour, Allianz ou La Poste. Son chiffre d'affaires s'est établi à 5 millions d'euros en 2011. 

Ce rachat vient confirmer la prédiction du PDG d'Atos Thierry Breton qui, au mois de mars 2011, prônait l'abandon progressif du courrier électronique. Il annonçait alors son intention de "diminuer la pollution informationnelle et devenir d'ici trois ans une entreprise zéro mail". Avec l'acquisition d'un acteur majeur des réseaux sociaux d'entreprise, Atos hâte sa marche vers l'abandon du courrier électronique.

Source : Archimag

Tags : RSE
- Manon Vincent

La Commission Européenne a publié le 14 mars dernier les résultats du sondage en ligne qu’elle a lancé à l’été 2011. Les résultats de l’étude montrent que, pour 84% des participants, l’accès aux publications scientifiques reste problématique, notamment en raison des prix en inadéquation avec les budgets des bibliothèques. Pour 90% des sondés, il est souhaitable que les recherches issues de fonds publics soient en open access (OA) sur internet. Autre apport intéressant : 85% des enquêtés soutiennent l’idée de développer un réseau européen de « dépôts » qui servirait au stockage des données scientifiques.

Page 3 / 6 1 2 3 4 5 ... Fin
Powered by KB Crawl