L'Europe n'a pas pris sa part dans l'industrie des données
Les Etats-Unis mettent une priorité à la captation des données et détiennent d’ailleurs 72% des 50 premiers sites web mondiaux.

Les Etats-Unis misent sur la captation des données et détiennent d’ailleurs 72% des 50 premiers sites mondiaux. Dans l’ère de la société de l’information, les data sont une réelle opportunité. Et l’Europe se doit d’avoir une meilleure place dans cette économie numérique.
Les Etats-Unis dominent la société de l'information à l'échelle planétaire. Mais d'autres pays ont des vues stratégiques dans ce domaine. La Chine tout d'abord, qui détient 16 % des 50 premiers sites mondiaux, à côté des 72 % américains. D'autres pays aussi différents que le Brésil, la Russie ou l'Iran sont en avance sur l'Europe en la matière. En France, Google détient l'une de ses plus grosses parts de marché mondial (92 %) et il en va de même pour Facebook. Quant aux premiers sites français, aucun n'accumule de la donnée. Il existe, par ailleurs, des moteurs de recherche, qui ne conservent pas de données personnelles, comme Ixquick.
En ne construisant pas d'industrie du Web 2.0, l’Europe s'est privée de l'accès à la ressource, y compris à celle provenant de son territoire. Ceci est illustré par le fait que grâce à l'analyse des requêtes sur son moteur, Google sait, ou est en capacité de savoir, plus de choses que l'Insee sur la France.
Pour réussir, l'Europe doit trouver un modèle original qui répond autant aux besoins que les systèmes que les Américains ont développés et qui ont changé le monde.

Source : business-analytics-info.fr