Synthèse d'études
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- Virginie Boillet

Dans le cadre de sa dernière étude sur l’open data, serdaLAB a interrogé les acteurs publics sur leurs projets d’ouverture des données publiques. Voici quelques résultats de cette enquête.

 

Plus des deux tiers des organisations publiques de notre échantillon (69%) mettent à disposition leurs données sur internet. 31% gardent le contrôle de leurs données, qui sont diffusées uniquement « sur demande ». Parmi ces dernières, 43% envisagent d’avoir recours à internet pour diffuser spontanément leurs jeux de données. Cette démarche d’ouverture devrait être progressive et s’échelonner sur la période 2012-2015.
Le web offre une multitude de possibilités pour l’ouverture des données : mise en place d’un répertoire sur le site existant, conception d’un portail dédié ou encore ouverture sur un portail mutualisé regroupant les données issues de diverses organisations. La solution privilégiée par 34% des répondants reste l’extension du site institutionnel. 29% optent pour un portail mutualisé, comme data.gouv.fr.

Les motivations des organismes publics pour ouvrir les données
Pour 57% des sondés, la diffusion online des données publiques s’inscrit directement dans leur mission de service public. 43% des organisations sondées se sont approprié la tendance Open Data car elles y ont avant tout perçu un intérêt pour améliorer leurs propres services et pour donner une plus grande transparence à leurs activités. Il est paradoxal de constater que si 41% des organismes publics souhaitaient  favoriser la participation citoyenne, seuls 8% d’entre eux animent une communauté Open Data.

Licences
Les organismes ayant recours aux licences afin de structurer la réutilisation de leurs données restent à ce jour minoritaires (47%).

Les projets de création d’un portail de données publiques dédié
67% des portails déjà lancés sont jeunes : moins de deux ans. La durée moyenne d’un projet de création d’un portail dédié aux données publiques est de huit mois. Le budget moyen d’un portail dédié aux données publiques est de 83 000 €. La moitié des producteurs de données se sont tournés vers des solutions « libres ».

Identifier les jeux de données à libérer constitue une tâche difficile
Rétrospectivement, la plus grande difficulté rencontrée lors d’un projet Open Data est l’identification des jeux de données à libérer, déterminés en fonction de leur degré de confidentialité ou de leur sensibilité. Les données culturelles, géographiques et liées aux transports sont les données publiques les plus souvent publiées.

Bilan des projets d’ouverture
61% des producteurs de données publiques interrogés jugent positivement le bilan de leur projet Open Data, parmi lesquels 17% sont même très satisfaits. Pour 46% des répondants, les statistiques de téléchargements des jeux de données représentent la principale source de satisfaction. Le niveau d’implication des agents et l’intérêt exprimé par le grand public pour le projet sont également une source de satisfaction. Cependant, le nombre de réutilisations ne figure pas parmi les premières sources de satisfaction. L’animation est la véritable problématique qui devra être adressée à l’avenir afin de convertir les initiatives de diffusion des données publiques en un succès économique, si on reste dans une logique de l’offre.

 

Source : Etude serdaLAB "Open Data en France : acteurs, projets et tendances"

 

Tags : open data
- Elise Garet

Directive très attendue par les professionnels, son objectif est de poser les règles d'attribution des licences paneuropéennes sur les répertoires d'oeuvres, et les nouveaux standards en matière de gouvernance et de transparence pour la gestion des flux de droits transfrontaliers.

Le but de cette directive est donc de clarifier une situation complexe, désorganisée par la réforme de la gestion collective des droits d'auteurs. La Commission Européenne visait alors l'ouverture de la gestion collective des droits d'auteur à la concurrence et le développement d'un marché unique de la musique en ligne. Si le premier objectif a été atteint, le second serait encore loin de l'être.

En 2005 trois options étaient envisagées par la Commission pour améliorer l'octroi des licences au niveau de l'Union Européenne:
1. Maintenir le statu quo
2. Améliorer la coopération entre les sociétés d'auteurs
3. Donner aux titulaires de droits le choix de désigner un gestionnaire collectif de droits pour l'exploitation en ligne de leurs oeuvres, solution privilégiée par les grandes sociétés d'auteurs européennes.

Huit "guichets uniques" permettant d'obtenir des licences paneuropéennes sur les grands répertoires ont été créés par les grandes sociétés d'auteurs: CELA, PAECOL GmbH, Armonia, Sacem, le répertoire de l'éditeur Warner/Chappell et Alliance Digital. Il en a résulté un grand morcellement des répertoires d'oeuvres de grandes sociétés d'auteurs, qui entrent en conflit et bloquent parfoit le paiement des droits d'auteurs par des acteurs majeurs comme iTunes.

La Commission Européenne a donc opté pour la mise en oeuvre d'un "répertoire européen de licences" pour favoriser l'agrégation des répertoires au sein des guichets uniques. Un statut de guichet unique est donc instauré, attribué sous réserve de remplir des critères précis énoncés par la directive, et dans le but d'éviter certaines dérives, comme le dumping.

Les petites sociétés d'auteurs pourront confier la gestion des licences paneuropéennes sur leurs répertoires à d'autres sociétés, ce qui intensifiera un peu plus la concurrence entre les grandes sociétés d'auteurs, qui pourront ainsi se disputer les répertoires nationaux.

Un autre enjeu est celui du développement d'un marché européen unique de la radio interactive comme aux Etats-Unis, où il a pu émerger grâce à la mise en oeuvre d'une gestion collective obligatoire du webcasting linéaire et semi-interactif. Ce marché américain a généré 350 millions de dollars de nouveaux droits en 2011, notamment grâce à Pandora. L’IFPI (Fédération Internationale de l’Industrie Phonographique) se montre plutôt favorable à l’émergence d’un tel marché en Europe.

Source: ElectronLibre.info

Retour d'expérience
- Elise Garet

Face à la poussée du numérique, quelles nouvelles compétences sont aujourd'hui nécessaires aux métiers de l'information-documentation? Pour en faire le tour, des professionnels ont fait part de leurs expériences et témoignages-métier, lors d'une conférence plénière au salon i-expo 2012.

Actu législation
- Elise Garet

Selon un rapport de l'ePSI Platform intitulé "The amendment of the PSI directive : where are we heading?", la proposition de modification de la directive européenne de 2003 sur la réutilisation des données publiques induirait les principaux changements suivants : prise en compte des musées, bibliothèques et services d’archives dans le champ d’application de la directive, création d’un droit de réutilisation associé au droit d'accès, tarification au coût marginal comme tarification par défaut et la création d’une autorité indépendante dotée de pouvoirs de réglementation.

Chiffres-clés
- Thibaut Stephan

Les outils collaboratifs sont appréciés, puisque 64% des sondés les jugent « nécessaires » dans le cadre du partage d’informations et de connaissances. Pourtant, 26% des utilisateurs de ce type d’outils considèrent que leur usage ne doit pas être généralisé à l’ensemble des collaborateurs. Aastra – éditeur de solutions informatiques de communication en entreprise – vient de publier les résultats de son enquête « Nouveaux usages, nouveaux médias, entre expérimentation et adoption », menée auprès de 1 100 entreprises au printemps 2011.

Chiffres-clés
- Thibaut Stephan

La 14ème édition de l’étude internationale sur la sécurisation des informations, réalisée par Ernst & Young, fait état du retard pris par les organisations en matière de sécurité. Dans le même temps, PwC a publié les résultats de la 11ème édition de son enquête "Global State of Information Security", basée sur 12 800 réponses provenant de différentes fonctions managériales et d'entreprises internationales.

Tout va trop vite pour les entreprises, qui peinent à suivre le rythme imposé en ce moment par l’innovation technologique. L’essor du recours aux tablettes et au cloud computing est par exemple saisissant. Ainsi, 80% des 1700 entreprises participantes envisagent ou utilisent déjà des tablettes dans le cadre de leur activité (61% en ce qui concerne les services de cloud computing).

Des données qui prouvent la réactivité des organisations. Cela dit, l’étude démontre que l’adoption de ces innovations n’est pas systématiquement accompagnée par une refonte des pratiques sécuritaires. Par exemple, seules 51% des entreprises ont une stratégie documentée pour renforcer la sécurité liée à l’utilisation du Cloud, et plus de la moitié des entités interrogées n’ont mis en place aucun système de contrôle pour minimiser les risques inhérents au recours au Cloud.

Il en va de même pour les plateformes mobiles (smartphones et tablettes). Bien que conscientes de l'accroissement des risques (constaté par 45% des participants à l'enquête PwC), 49% des organisations seulement considèrent leurs systèmes de sécurité adaptés à leur activité. Plus surprenant encore, les trois quart des entreprises de l'échantillon de PwC confessent ne pas avoir de politique de sécurité adaptés aux nouvelles technologies. Enfin, la majorité des  participants admettent n’utiliser aucune technique de codage pour la protection des données mobiles.

Pourtant, les enquêtes attestent de la réalité de ces menaces puisque les incidents liés à la sécurité de l'information ont crû de 22 points entre 2010 et 2011, rencontrés cette année par 61% des organisations françaises. Des attaques qui ont mené principalement a des pertes financières et à des vols de propriété intellectuelle.

Ce retard risque de se creuser tant que les entreprises n’incluront pas ces problématiques dans une réflexion globale lors des conseils d’administration ou de séminaires stratégie. PwC identifie des process qui pourraient permettre aux entreprises d'améliorer la sécurité de leur SI - qui souffre d'une érosion de son niveau de confiance (passé de 87% à 55% en 3 ans) - tels que la mise en place d'un audit annuel du dispositif et une procédure d'identification des incidents de sécurité et de leurs conséquences.

 

Sources : l’atelier BNP PARIBAS, Pwc et Silicon

 

- Thibaut Stephan

Une étude* menée conjointement par l’Université Johannes Gutenberg de Mayence et MVB - un organisme de la Fédération allemande du Commerce du Livre – a comparé les tablettes, livres électroniques et livres papier.

Bien qu’impuissants face à la démocratisation de la nouvelle génération de plateformes numériques, une partie du grand public ne cache pas son scepticisme. L’enjeu était donc de recourir à une base scientifique afin d’écarter l’idée reçue selon laquelle la lecture au format numérique pourrait avoir des effets néfastes.

Le constat le plus étonnant est que l’attitude subjective émise par les participants va à l’encontre des résultats obtenus suite à l’étude. Ainsi, si les « cobayes » affirment quasiment tous préférer lire un livre imprimé classique, il est désormais prouvé que la lecture sur tablette est celle qui permet une meilleure mémorisation de l’information.

De plus, si le résultat n’est pas vérifié sur un public jeune, les temps de lecture sont nettement meilleurs sur tablettes chez les lecteurs plus âgés.

Par ailleurs, les performances sont identiques entre une lecture sur livre numérique et sur livre papier.

*L’étude a utilisé l’eye tracking et l’électroencéphalogramme, avec différents critères tels que le temps de lecture, la compréhension du texte ou encore la mémorisation de l’information.

 

 

Source : Science Daily

 

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