Les nouveaux horizons de l'infodoc

Le numérique est désormais bien entré dans les moeurs des organisations, privées comme publiques. Depuis trois ans, le web 2.0 a essaimé ses flux RSS, ses tags, ses plateformes collaboratives, ses blogs, ses tweets et autres wikis parmi les usages des internautes, mais aussi parmi les pratiques infodocumentaires. Le numérique comporte des avantages – notamment une meilleure diffusion et un partage amélioré de l’information, une traçabilité plus fine de l’information… – mais s’accompagne d’un recul durable de la fréquentation des bibliothèques, des centres de documentation et des centres d’archives.

Les modèles économiques en sont également bouleversés : croissance de l’open source, multiplication des sites Internet d’information gratuite, des sites d’archives ouvertes de chercheurs… Face à la montée de ces modèles gratuits, les professionnels de l’infodoc sont, plus que jamais, contraints d’analyser la valeur économique de l’information qu’ils acquièrent. Particulièrement en période de crise économique.

En effet, à tous ces facteurs structurels à la profession, se sont rajoutées des variables conjoncturelles - crise économique et Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), qui obligent le monde de l’information-documentation à prendre le virage d’un repositionnement salutaire, ou alors, le scénario le plus pessimiste les attend. On peut prédire que dans deux ans, tous les centres de documentation physiques généralistes et centralisés auront disparu au profit de services offrant des services électroniques.

Comme dans la première étude « Les nouveaux horizons de l’infodoc », serdaLAB a raisonné en termes de fonctions et non pas de métiers. On assiste, en effet, à une convergence de plus en plus forte des activités que pouvaient exercer autrefois un documentaliste, un archiviste ou un bibliothécaire. Le nouveau professionnel est hybride. Il pourra effectuer aussi bien de la veille, gérer et contrôler les processus documentaires internes, gérer l’Intranet…

L’objectif de cette étude est de procurer des clés de repositionnement, des axes d’évolution, d’apporter des arguments chiffrés à avancer à une direction pour démontrer son utilité et ses compétences. Les professionnels de l’information ont beaucoup d’atouts, qu’ils ne savent souvent pas mettre en avant. Par ailleurs, de nouveaux métiers apparaissent pour satisfaire de nouveaux besoins : document controller, records manager, community manager...

Dans cette étude, comme dans la précédente, nous avons croisé les regards des professionnels eux-mêmes, avec ceux des étudiants en information-documentation, des utilisateurs et des dirigeants d’entreprise. Nous avons également employé plusieurs méthodologies : des enquêtes quantitatives en ligne (questions fermées et ouvertes), des interviews d’experts et de professionnels reconnus du monde de l’information-documentation ainsi que des témoignages de professionnels. Au total, près de 800 personnes ont été interrogées.

Pour mieux comprendre les mutations qui sont en train de s’opérer, serdaLAB a consacré le premier chapitre à décrire et analyser les nombreux enjeux structurels ayant un impact sur l’évolution des activités des professionnels (évolution des usages sur Internet, des modèles économiques, le web sémantique…), auxquels s’ajoutent les facteurs conjoncturels : la crise économique, la Révision générale des politiques publiques…

Le deuxième chapitre décrit la population des professionnels de l’infodoc (sexe, âge, niveau de formation…), en fait une typologie sociologique, analyse leur moral, leur rémunération, les activités en progression, celles en diminution, les structures dans lesquelles ils travaillent, le positionnement du service infodocumentaire dans l’organisation, les compétences et les besoins en formation continue et enfin, les outils utilisés (technologiques, langues étrangères, réseau…).

Les résultats de notre enquête auprès des étudiants en information-documentation sont retranscrits dans le chapitre trois. Que pensent-ils pouvoir apporter à la profession ? Pourquoi ont-ils choisi ces études ? Quel métier veulent-ils exercer ? Quelles sont, selon eux, les compétences de demain ? Quelle est leur vision de l’avenir ? Voici quelques-unes des questions auxquelles l’enquête répond. Vous y trouverez également quelques statistiques d’insertion des jeunes diplômés de certaines écoles et universités.

Le chapitre quatre analyse les comportements des utilisateurs dans leur recherche d’information, leurs besoins dans leur rapport quotidien à l’information et leurs attentes vis-à-vis d’un professionnel de l’information. Les opinions des utilisateurs sont comparées avec celles des professionnels de l’information sur leurs usagers. Cette partie aborde également de manière plus générale la baisse de fréquentation physique des centres d’information, des bibliothèques et des salles de lecture des centres d’archives et propose quelques exemples de bibliothèques innovantes.

Les préoccupations en matière d’information, les objectifs et attentes des décideurs vis-à-vis des professionnels de l’infodoc ainsi que l’avenir de l’information-documentation, selon eux, sont analysés dans le chapitre cinq.

Dans le dernier chapitre, serdaLAB expose des éléments de comparaison internationale de l’organisation institutionnelle et associative de la profession avec d’autres pays, notamment anglo-saxons, ainsi qu’au niveau de l’évolution des fonctions. SerdaLAB a ensuite élaboré trois scénarios d’évolution, du plus pessimiste au plus optimiste. Cette partie offre également de nombreux axes d’orientations pour les professionnels, à adapter selon leur situation professionnelle et leur structure (statut, taille, secteur d’activité). Enfin, serdaLAB aborde les débouchés en termes d’emploi.

Tarifs :
  • Etude : à partir de 590,00 €
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