Lecture numérique
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Chiffres-clés
- Manon Vincent

C’est un chiffre à retenir : 21% des bibliothèques canadiennes possèdent une stratégie de prêt numérique gratuit. Grâce à la présence du distributeur d’ebooks Overdrive et de la base de données EBSCO, les bibliothèques canadiennes ont largement adopté des infrastructures dédiées au prêt d’ebooks. Ainsi, au premier trimestre 2012, les ebooks représentaient 28% des prêts dans tout le pays. De plus, de 2011 à 2012, « la circulation numérique et son industrie ont connu une augmentation générale de 50% ». Les grandes bibliothèques canadiennes se sont, en effet, largement lancées dans une stratégie numérique, offrant à leurs usagers la possibilité de lire sur liseuses, tablettes et Smartphones.

Par ailleurs, de nombreuses initiatives ont vu le jour dans les bibliothèques canadiennes, parmi lesquelles l’aménagement d’espaces nouveaux et la création de groupes de lecture. Soulignons, en outre, le succès de la Grande Bibliothèque de Montréal au Québec dont le nombre d’adhérents a augmenté de 17% en cinq ans. Cette bibliothèque compte aujourd’hui 286 000 membres actifs et 3 millions de visiteurs annuels. Elle propose plus de 200 000 livres électroniques.

 

Source : Morgane Macé, Actualitte.com.

 

- Elise Garet

L'OCLC (Online Computer Library Center) a publié les résultats de ses enquêtes auprès de bibliothécaires allemands, néerlandais, britanniques et américains. Les études, intitulées "Libraries: A Snapshot of Priorities and Perspectives", examinent les priorités de premier plan des bibliothèques, les initiatives clés en cours, les réflexions sur les services, et les principales méthodes pour rester informé des évènements dans le domaine des bibliothèques.

En Allemagne la plupart des équipes de bibliothèques considèrent les collections d'ebooks (bibliothèques universitaires) et l'alphabétisation (bibliothèques publiques) comme leurs principales priorités. Elles prévoient que la principale raison pour laquelle les usagers utilisent leur bibliothèque va changer dans cinq ans. De plus elles se reposent sur les échanges entre collègues pour se tenir informées des tendances.

Au Pays-Bas la première priorité est de démontrer la valeur de la bibliothèque à ses bailleurs de fonds. Comme en Allemagne, elles prévoient que la principale raison d'usage de leurs bibliothèques changera dans cinq ans et se reposent sur les échanges entre collègues.

Au Royaume-Uni les résultats ont été différenciés selon les bibliothèques universitaires et les bibliothèques publiques. Ainsi, les équipes des bibliothèques universitaires britanniques :
-  considèrent l'offre d'e-book et autres e-ressources comme leur priorité absolue;
-  prévoient que la raison principale pour laquelle professeurs et étudiants utilisent la bibliothèque changera dans cinq ans;
-  se reposent sur les liste de diffusion pour se tenir informées.
Les équipes des bibliothèques publiques:
-  considèrent que démontrer la valeur de leur bibliothèque aux bailleurs de fonds est la priorité;
-  prévoient que la principale raison d'usage de leur bibliothèque changera dans cinq ans;
-  se reposent sur les discussions entre collègues pour se tenir informées.

Aux Etats-Unis, les bibliothèques universitaires:
-  considèrent les e-collections comme leur priorité principale;
-  se concentrent sur les e-books, autres e-ressources et outils de découvertes dans leurs initiatives actuelles;
-  pensent que la structure actuelle de la bibliothèque sera la même dans cinq ans;
-  se reposent surtout sur les listes de diffusion et les emails pour être informés, mais utilisent aussi un peu les médias sociaux.
Les bibliothèques des Community Colleges montrent les mêmes priorités et usages que les équipes des bibliothèques universitaires. Elles sont cependant moins enclines que les bibliothèques universitaires et publiques à penser qu'une bibliothèque digitale nationale existera dans les cinq prochaines années. Elles portent plus d'attention à la sensibilisation et à l'enseignement en bibliothèques que les bibliothèques universitaires.
Les bibliothèques publiques se consacrent à l'accès à internet, la démonstration de leur valeur et l'offre de e-contenu. Leur initiative majeure porte sur les e-books et elles s'informent de la même manière que les bibliothèques universitaires.

 

Si l'ensemble des bibliothèques semblent avoir identifié l'importance des e-books et autres e-ressources, une différence nette ressort au niveau des moyens d'accès à l'information entre les bibliothèques européennes et américaines.

 

Source: OCLC 

Actu marché
- Manon Vincent

Selon un communiqué de presse paru en début de semaine, l’OCLC (Online Computer Library Center) vient de s’associer à la bibliothèque européenne Europeana dans le cadre d’un projet de Linked Data. Le but de ce partenariat est d’optimiser la navigation sur la plateforme Europeana, en développant un algorithme de calcul de similarités sémantiques sur l’ensemble de la base de données. Les données ainsi reliées (Linked Data) permettraient alors d’établir des connexions sémantiques entre les différents objets de la plateforme.

Rappelons que la bibliothèque Europeana est une bibliothèque numérique lancée en novembre 2008 par la Commission européenne, visant à « promouvoir la recherche et les échanges entre les bibliothécaires, archivistes et conservateurs, et les mettre en rapport avec les industries créatives et les innovateurs du numérique ». Quant à la base de données Europeana, dont l’interface est disponible en 29 langues, elle contient plus de 24 millions d’ouvrages, de peintures, de films, de photographies et de documents d’archives. Ses ressources proviennent de plus de 2200 institutions, issues de 33 pays différents. Fait important, Europeana n’archive pas les œuvres, mais sert uniquement de catalogue de recherche, les œuvres étant disponibles à travers des liens vers l’institution qui les a numérisées.

L’idée de lier les données grâce aux Linked Data a été envisagée afin de régler certains problèmes propres à l’agrégation de métadonnées issues de collections hétérogènes, tels que des problèmes de duplication des données, une granularité inégale dans la description des objets, des problèmes d’ambiguïté entre les versions originales et dérivées d’un même objet, etc. Cette initiative devrait par exemple permettre de regrouper les différentes traductions existantes d’un même ouvrage, de lier une peinture et la photographie de cette dernière ou les différentes éditions d’un même livre, etc. Le projet donnera lieu à l’implémentation d’un modèle de données pour Europeana (Europeana Data Model ou EDM), qui permettra, d’une part, d’améliorer l’expérience de recherche des utilisateurs finaux et contribuera, d’autre part, à développer de nouvelles solutions autour des métadonnées pour des acteurs tiers.

 

Source : Julien Helmlinger, Actualitte.com et Communiqué de Presse de l’OCLC du 20/08/2012. .

- Elise Garet

L'American Library Association (ALA) a mis en ligne son rapport sur les modèles économiques des e-books pour les bibliothèques publiques. Ce rapport décrit les caractéristiques générales du marché actuel de l'e-book et met en évidence les contraintes et les restrictions des modèles économiques actuels. Il émet ensuite des suggestions aux éditeurs pour présenter leurs contenus dans les bibliothèques publiques.

Selon Robert Wolve, co-président de DCWG, aujourd'hui "aucun modèle n'offre les meilleures conditions pour toutes les bibliothèques et aucun ne sera adopté par tous les éditeurs et distributeurs. Ce rapport décrit les conditions que les bibliothèques devraient rechercher dans leurs accords avec les éditeurs et distributeurs, ainsi que celles qu'elles devraient éviter."

Le DCWG recommande ainsi que trois grandes caractéristiques de base devraient se trouver dans tous les modèles économiques appliqués aux e-books:

-  l'inclusion de tous les titres : tous les titres d'e-books disponibles à la vente devraient aussi être disponibles dans les bibliothèques,
-  des droits durables :  les bibliothèques devraient avoir la possibilité de posséder effectivement les e-books qu'elles acquièrent, y compris le droit de les transférer à d'autres plate-formes et de les prêter indéfiniment,
-  l'intégration : les bibliothèques ont besoin d'avoir accès aux métadonnées et aux outils de gestion fournis par les éditeurs pour encourager la découverte des e-books.

Selon Maureen Sullivan, présidente de l'ALA, si les bibliothèques se verront peut-être obligées de renoncer temporairement à une ou deux de ces conditions, elles sont cependant toutes essentielles à terme. Concernant les e-books, les bibliothèques font face à de nombreuses contraintes et restrictions imposées par les éditeurs comme la limite du nombre de prêts, des prix variables, des ventes différées ou des restrictions sur les prêts inter-bibliothèques. 

 

Source: ala.org

- Manon Vincent

Selon une étude commandée par la Société Britannique des responsables de bibliothèques et soutenue par le Conseil des Arts d’Angleterre, les personnels des bibliothèques se placent tout de suite après les médecins dans la confiance du public, quant à la recherche d’information. Ainsi, les internautes jugent plus fiables les informations délivrées par les personnels de bibliothèque que n’importe quel support technique venant du Web ou d’un site d’information. Par ailleurs, 80% des personnes interrogées lors de l’étude affirment que les bibliothécaires leur ont permis de mieux comprendre les informations se trouvant sur la Toile et 70% d’entre eux affirment même avoir acquis une meilleure connaissance et une meilleure capacité à naviguer sur le Web. Cette étude met donc clairement en avant le rôle des personnels de bibliothèque qui, depuis l’automne 2010, date du lancement du projet d’aide à l’accès au numérique par le gouvernement britannique, aident quotidiennement les nouveaux utilisateurs, souvent peu confiants, à naviguer sur Internet. 2,5 millions de personnes ont ainsi été aidées depuis le lancement de cette initiative qui concerne pas moins de 3500 bibliothèques, hébergeant plus de 30 000 ordinateurs.

Pour lire l’étude dans son intégralité, cliquez-ici.

 

Source : Romain Solym, Actualitté.

- Manon Vincent

Mises en place depuis 2011 à Beijing (Chine), les bibliothèques en libre service sont devenues très populaires. Ainsi, alors qu’il existe déjà 50 bibliothèques de ce type dans la ville, une centaine devraient ouvrir dans les prochains mois. Ces bibliothèques d’un genre nouveau sont en fait des machines, semblables à des distributeurs automatiques de billets. Chaque distributeur automatique contient plus de 400 livres. Les lecteurs peuvent emprunter jusqu’à cinq livres et les garder quatre semaines. Pour emprunter un ouvrage, il suffit de s’enregistrer en utilisant une carte de lecteur qu’on peut se procurer pour 10 yens (environ 16$) et qui donne accès à la fois aux machines automatiques et aux bibliothèques « traditionnelles ». Ce service, ouvert 24h/24, permet aux lecteurs de choisir les ouvrages qu’ils souhaitent lire, parmi 20 000 titres. La plupart des livres disponibles sont des romans, des biographies, des livres de cuisine et d’horticulture. Le succès des ces bibliothèques ne s’est pas fait attendre puisque 31,63% des livres empruntés dans le quartier de Chaoyang à Beijing proviennent de ces machines. Or, si certains se plaignent du manque de choix dans les machines, beaucoup, au contraire, louent ce système qu’ils trouvent très avantageux, pouvant venir récupérer et rendre leurs livres à toute heure, sans contrainte.

 

Source : China Daily.

Actu produit
- Elise Garet

Orange lançait en 2011 le projet Modèle Ouvert Trois Tiers (MO3T), regroupant 18 acteurs de l'industrie du livre, couvrant toute la chaîne d'activité. Parmi ces acteurs se trouvent aujourd'hui les opérateurs Orange et SFR, les éditeurs Editis, Eden (Gallimard, La Martinière et Flammarion),le réseau Dilicom, le Syndicat de la Librairie Française (SLF), les libraires Dialogues, la FNAC, La Procure ou encore De Marque. Le projet a obtenu en juillet 2012 le soutien du Commissariat Général à l'Investissement.

David Lacombled qui pilote le projet MO3T le définit comme étant avant tout "un projet de convergence et de fédération des acteurs. Nous ne nous articulons pas autour de la création d'une nouvelle offre, et en ce sens MO3T ne sera pas une énième librairie en ligne, proposant des livres numériques. Il s'agit au contraire d'un projet de service qui soit interopérable et pérenne. Et qui, pour se structurer, tente de réunir tous les acteurs concernés autour d'une table."

Sorte de bibliothèque numérique personnelle stockée dans le Cloud, MO3T n'a pas vocation à concurrencer les librairies numériques que sont Amazon, Google ou Apple. Tous les acteurs, distributeurs, opérateurs, éditeurs et bibliothécaires, pourront s'y interfacer et l'objectif sera de maintenir l'accès aux oeuvres, sans limite de temps. MO3T assure une contuinité dans les usages, et ce grâce au Cloud. Selon Orange, le but à terme est "d'être en mesure d'intégrer ces acteurs [Amazon ou Google, ndlr] à l'écosystème qui sera mis en place." Il serait alors possible d'imaginer pouvoir stocker dans un seul et même endroit des ebooks achetés dans des librairies différentes, au format EPUB ou Kindle, que la plateforme serait capable de lire indifféremment.

Ce projet a obtenu le soutien du Commissariat Général à l'Investissement (CGI) qui a investi 3 millions d'euros pour la phase de test de 6 mois lancée par Orange. Une phase d'insdustrialisation est prévue à partir de 2013, avec un investissement plus conséquent de plusieurs dizaines de millions d'euros. La phase de test consiste notamment à envisager tous les usages potentiels, tels que le prêt de livre numérique acheté par un utilisateur à un autre. Orange estime en avoir dénombré près d'une centaine.

Dans l'attente de la notification officielle du CGI, Alain Cerisier, responsable numérique des éditions Gallimard, explique que la communication autour du projet est en pause. Cette notification déclenchera la mise en marche tandis que pour l'instant aucun mode opératoire n'est spécifié. Selon Vincent Marty, directeur Général de Dilicom, "ce qui caractérise MO3T c'est que rien ne doit être exclu. En termes de fonctionnalités nous souhaitons que tout soit possible."

Manque à l'appel le géant de l'édition Hachette, qui préfère ne pas prendre part au projet: "Notre groupe se tient volontairement à l'écart de ce projet qui nous paraît flou quant à ses objectifs. Dans le contexte actuel Hachette se montre particulièrement vigilant à tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à une entente." Ce projet ne serait qu'une nouvelle tentative d'Orange de pénétrer l'industrie du livre, après l'application Read&Go, le réseau social lecteurs.com et le prix Orange du Livre décerné annuellement à la BnF. Hachette n'est cependant pas imperméable au Cloud, le groupe travaillant à son propre outil (plus d'infos).

 

Source: Actualitté.com

Actu produit
- Elise Garet

L'Espagne augmente le taux de TVA appliqué aux e-books à 21%, alors que les livres imprimés continuent de bénéficier du taux de 4% appliqué aux "biens culturels". Cette mesure a été annoncée par le premier ministre Mariano Rajoy le 11 juillet dernier, parmi d'autres mesures d'austérité très impopulaires. Elle semble être plus un privilège accordé à un secteur particulier de l'industrie plutôt qu'à la culture elle-même. En effet, le théâtre, la musique ou encore les films seront eux aussi taxés à 21%, ce qui devrait provoquer soit une perte de profits, soit une augmentation des prix, alors que le moral des consommateurs est déjà en berne.

Selon Antonio María Ávila, directeur exécutif de la FGEE (Fédération des Associations des Editeurs Espagnols), le gouvernement a été "gentil" avec l'industrie du livre. Il soutient que le taux de TVA des e-books est une question qui doit être résolue par l'Europe dans son ensemble. Il ajoute que "notre combat est d'obtenir de Bruxelles qu'elle considère les e-books comme des livres, car en ce moment ils sont considérés comme un service".

De leur côté, les éditeurs numériques et autres entrepreneurs de l'e-books rapportent leur déception et leurs craintes. Pour David Sánchez, co-fondateur et manager des ventes et des contenus de la plateforme 24symbols, cette mesure "tue le marché avant qu'il soit né". Il considère que "l'augmentation du taux de TVA menace la capacité des e-books à créer du profit, capacité qui doit toujours être prouvée. En plus, il existe des plateformes qui vendent en Espagne mais qui opèrent depuis le Luxembourg, un paradis fiscal où la TVA super-réduite des e-books est de 3%, la concurrence sur ce marché deviendra ridicule".
Ernest Folch, directeur éditorial des Ediciones B et de sa marque numérique B de Books, craint qu'une TVA plus élevée ne déçoive et frustre les lecteurs. Selon lui cette mesure "ralentira les ventes sur un nouveau marché qui vient tout juste de montrer des signes d'accélération". Si B de Books n'augmentera pas ses prix grâce à une coupe des profits, tous les éditeurs ne seront pas en mesure de suivre cet exemple. Folch mentionne le problème du piratage qui aura des effets dramatiques: "la première conséquence sera la croissance du piratage en temps de crise économique. Si les e-books sont plus chers les gens n'arrêteront pas de lire, mais ils chercheront de nouveaux moyens d'accéder aux contenus". Il conclue que "l'industrie ne devrait pas penser qu'elle est hors-jeu parce que les livres imprimés continuent de bénéficier du taux super-réduit. Ce qui est mauvais pour le numérique finira par devenir mauvais pour l'imprimé".

Source: publishingperspectives.com

Tendance
- Manon Vincent

A la suite de la décision de la Bibliothèque publique de New York (NYPL) de transférer une partie de ses ressources vers un autre site de stockage et de la désormais nécessité pour les usagers souhaitant consulter ces livres d’effectuer une demande 24h à l’avance, David A. Bell, professeur d’histoire à l’Université de Princeton, s’interroge sur le rôle des bibliothèques de demain, à un moment où toute personne possédant un accès internet peut consulter un grand nombre de ressources électroniques en ligne et ce, de manière gratuite.

 

L’avenir des bibliothèques tient-il à des espaces sans livre ?

Alors qu’il y a quelques années les bibliothèques étaient l’unique lieu où les usagers pouvaient venir consulter et emprunter des ouvrages gratuitement, le développement de l’offre numérique et l’arrivée des ebooks a remis en cause ce modèle. En effet, aujourd’hui, des millions d’ouvrages libres de droit sont disponibles grâce au projet Gutenberg ou à Google, réunissant sur le Web bien plus de ressources que n’importe quelle bibliothèque physique. Or, David A. Bell note que, si, pour l’instant, de nombreux américains ne disposent pas encore d’un accès à des ressources numériques, le nombre de personnes y accédant croît de jour en jour et il est probable que cet accès sera certainement à la portée de tous dans vingt ou trente ans. Pour David A. Bell, en plus de récupérer de l’espace de stockage dans les bibliothèques, l’usage du numérique en bibliothèque permettrait de rendre l’accès aux ressources plus rapide pour les usagers et de réduire la charge de travail des bibliothécaires. Et même si de nombreuses personnes affirment que le support numérique est beaucoup plus fragile que le support papier et que les formats numériques évoluent rapidement, David A. Bell aime à rappeler que les supports numériques, même s’ils sont périssables, sont beaucoup plus faciles à dupliquer que des supports papier. 

 

L’épineux problème des ouvrages encore soumis aux droits d’auteur

Les ouvrages encore soumis aux droits d’auteur sont, par contre, beaucoup plus problématiques à traiter. Ainsi, s’il apparaît intéressant et fondé de numériser les œuvres libres de droits, pour les ouvrages encore soumis aux droits d’auteur, cela est plus hasardeux. David A. Bell cite ainsi l’exemple de Google (avec le lancement de Google Books) qui, déjà empêtré dans de nombreux procès liés aux violations des droits d’auteur, risque de l’être encore dans quelques années tant les procédures sont longues et les problèmes complexes. David A. Bell souligne, en outre, que les éditeurs ne sont pas non plus à l’abri avec leur programme de prêt de livres électroniques.

 

L'importance de préserver l'expertise des bibliothécaires

Mais fait important que note David A. Bell : réduire la taille et le nombre de services offerts par les bibliothèques revient également à réduire l’expertise des personnels des bibliothèque, qui, souvent, sont les seuls à pouvoir aider les clients ayant des requêtes spécifiques. Or, c’est cette expertise qui au-delà des supports est à préserver

Bell estime donc que les bibliothèques doivent impérativement s’adapter à ce nouvel âge numérique, sous peine de subir de plein fouet les effets de cette nouvelle économie.

 

Pour lire en intégralité l’article de David A. Bell intitulé The Bookless Library, cliquez ici.

Pour accéder au site de la Bibliothèque Publique de New York, cliquez ici.

 

Source : Chris Meadows, Teleread.

Actu législation
- Elise Garet

Le marché de l'ebook est fragilisé au Québec par l'adoption d'une version modernisée de la Loi canadienne sur le droit d'auteur (C-11). En effet, cette nouvelle loi introduit 40 exceptions au principe selon lequel la copie de matériel protégé est une violation directe des droits des créateurs de ce matériel.

Pour diminuer les effets de cette loi, les industries culturelles attendaient de nouveaux revenus par le biais d'une taxe sur les supports informatiques, mais le ministre de l'Industrie a annoncé que les cartes mémoires, très utilisées par les propriétaires de liseuses et de tablettes, n'y seraient pas soumises.

La nouvelle loi risque de permettre les copies de produits culturels en masse, sous couvert des exceptions, trop nombreuses. Elle met aussi en péril la plateforme de livres numériques développée par l'Association Nationale des Editeurs de Livres (ANEL) déjà utilisée par plusieurs marchés internationaux, dont la France.

Selon l'ANEL, avec l'adoption de cette loi le Canada se retire du virage numérique que prend actuellement le monde du livre.

Source: lapresse.ca

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