L’ère des Linked Data : vers un Web 3.0 ?
LED, LOD, OSD… sous ces sigles se cache une réalité bien présente : le développement grandissant de projets de Linked Data aussi bien du côté des acteurs privés que des acteurs publics. Les retombées de ces projets pourraient être de taille : l’approche Linked Data pouvant devenir une « norme » en matière de structuration de l’information.

Depuis quelques temps, les projets de Linked Data se multiplient. Qu’ils soient issus d’instances étatiques ou d’entreprises privées, ces projets tendent tous à l’optimisation et à l’amélioration de la recherche d’informations. Le principe des Linked Data est de lier les données via des expressions RDF (Resource Description Framework, qui décrivent les relations unissant ces données). Les Linked Data sont, du reste, fortement liées au Web sémantique dans lequel les données sont structurées grâce aux métadonnées qui les décrivent.

Du côté des gouvernements ou des organismes d’Etat, de nombreux projets de Linked Data ont été développés parallèlement à l’ouverture des données publiques. Les projets de Linked Open Data (LOD, ou « données ouvertes liées ») permettent de « corriger » les problèmes inhérents aux open data (ou « données ouvertes »),  la quantité de données générée par les open data noyant souvent l’information. Les projets de Linked Data visent donc à décloisonner les informations, à agréger les données disparates, à sortir de l’opacité des données, en un mot : à aider l’utilisateur à accéder à l’information pertinente. Ainsi, les archives nationales britanniques ont développé une plate-forme de Linked Data afin de lier les archives Web du gouvernement britannique avec les « open data » (« données ouvertes ») du site data.gov.uk et avec d’autres ensembles de données déjà en Linked Open Data. En France, le CNRS a lancé, en collaboration avec les sociétés Antidot, Sword et Mondeca, la plate-forme Open Data ISIDORE, fondée sur les principes des Linked Data et spécialisée en sciences humaines et sociales (SHS).

Du côté des acteurs privés, l’Open Science Data (ou OSD) a aussi le vent en poupe : le groupe Nature Publishing (NPG) venant de lancer une plate-forme de Linked Data dédiée aux publications scientifiques.

Par ailleurs, les Linked Enterprise Data (LED ou « données d’entreprise liées ») ne cessent de se développer, l’approche LED permettant d’unifier les systèmes d’informations pour obtenir un système d’informations agile. Comme le souligne la société Antidot dans son livre blanc sur le phénomène, le LED s’impose à la fois comme une solution horizontale et verticale : horizontale car générique, ouverte et basée sur des standards du W3C et verticale car le LED permet de développer des approches très fortement métier.

Actuellement, le web est un système où la valeur des données est créée par le traitement de l’information. Or, l’approche Linked Data apporte une réponse fonctionnelle au traitement de ces données : elle est souple, évolutive et ouverte. Ainsi, si le phénomène des Linked Data s’étend, il pourrait bien aboutir au Web 3.0, dans lequel les techniques du Web sémantique occuperait une large place.

Source : serdaLAB

 

 

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